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Éducation

Des lycéennes auxerroises racontent leur visite bouleversante d’un camp de concentration

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Par , France Bleu Auxerre

C'est ce lundi 27 janvier la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. Pour que les élèves réalisent l’horreur de cette période, deux classes de première du Lycée Jacques Amyot à Auxerre ont visité le Struthof, le seul camp de concentration sur le sol français .

Marine, Mila et leur professeur d'histoire Nicolas Guider ont  visité le Struthof au printemps dernier.
Marine, Mila et leur professeur d'histoire Nicolas Guider ont visité le Struthof au printemps dernier. © Radio France - Thierry Boulant

En France, près de 76 000 juifs furent déportés pendant la seconde guerre mondiale. Ce crime contre l'humanité est abordé tout au long de la scolarité dans les cours d'histoire. Pour mieux comprendre, l’horreur de cette période, deux classes de première du Lycée Jacques Amyot à Auxerre ont visité au printemps dernier le Struthof, un camp de concentration en Alsace (à Natzwiller). 86 déportés juifs y ont été gazés en août 1943.

Le Struthof est le seul camp de concentration sur le sol français.  - Maxppp
Le Struthof est le seul camp de concentration sur le sol français. © Maxppp - Cedric JACQUOT

"Visiter ce genre de lieu, c'est primordiale." - Mila Gosseaume, 17 ans

Cette visite a permis à Mila Gosseaume, 17 ans, d'appréhender différemment cette page d'histoire. «Ça m'a permis de mettre du concret sur ce que l’on nous apprend depuis des années » explique la jeune fille, « avant ça, on n’arrive pas forcément à se rendre compte. On comprend bien entendu, la gravité de la situation, mais ce ne sont que des mots.  En y allant, on comprend réellement tout ce qu’il s’est passé. Visiter ce genre de lieu, c’est primordial. » 

86 déportés juifs ont été gazés  au Struthof en Août 1943. - Maxppp
86 déportés juifs ont été gazés au Struthof en Août 1943. © Maxppp - Cedric JACQUOT

Marine Faveau, une de ses camarades partage ce sentiment « Quand on voit au fur et à mesure de la visite, les barbelés... Quand on se rend compte de la charge de travail qu’ils avaient à fournir. C’est assez difficile de ressentir tout ça d’un coup et c’est vraiment important d’en prendre conscience

La banalité du processus

En découvrant le Struthof, les élèves ont pu appréhender plus directement cette horreur sans nom et la banalité du processus : « Quand on avance dans le camps, c’est un lieu banal avec les Vosges tout autour, l’air est clair" se souvient Nicolas Guider, leur professeur d'histoire, "et au fur à mesure on découvre un four et une table de dissection et là ça se passe de commentaires."

La potence de l'ancien camp de concentration de Natzweiller-Struthof. - Maxppp
La potence de l'ancien camp de concentration de Natzweiller-Struthof. © Maxppp - Cedric JACQUOT

"Mais le plus frappant dans tout ça,"insiste l'enseignant "c’est la banalité du processus et des objets : il y a un four, on pourrait y faire plein de choses, mais là c’était des hommes qu’on mettait dedans. C’est cette banalité qui montre que cela peut se reproduire car quand ça se présente, on ne le reconnaît pas puisque c’est banal. » 20 000 déportés en tout, essentiellement des résistants sont morts au Struthof.

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