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Dans les rues de Strasbourg, ce mardi soir.

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Éducation

Des personnes cagoulées et armées sur le campus de la faculté de lettres à Orléans

mercredi 11 avril 2018 à 16:40 Par Eric Normand, France Bleu Orléans et France Bleu

Mardi soir pendant l’occupation d'une salle, les étudiants orléanais de l'Unef ont eu la visite d'une demi douzaine de personnes cagoulées et armées de bâtons et de barres de fer. Les agents de sécurité ont réussi à les disperser avant même d'entrer dans les locaux de l'université.

Quelques étudiants occupent une salle sur le campus d'Orléans
Quelques étudiants occupent une salle sur le campus d'Orléans - Unef

Orléans, France

Aux alentours de 23h, six personnes cagoulées et casquées, armées de bâtons et de  barres de fer ont rôdé sur le campus de lettres de la faculté d'Orléans. C'était mardi soir, alors que les étudiants à l'appel de l'Unef occupent jour et nuit la salle 150 jusqu'à vendredi. 

"Ces personnes, selon toute probabilité, sont rattachées à l’extrême droite," explique Jonathan Bruneau, le président de l'Unef Orléans, "ils étaient vraisemblablement venues pour mettre fin à notre occupation de manière violente." 

Des individus repérés grâce aux caméras de surveillance

Ce sont les agents de sécurité de l'université qui ont remarqué les individus grâce à la vidéo surveillance. Ils sont intervenus et ont permis de les faire fuir. Une version confirmée par Ary Bruand, le président de l'université d'Orléans, "grâce aux moyens mis en place par l’université en coordination avec le Co-Mob, il ne s'est rien passé de grave, mais vous comprendrez que je reste discret sur les outils que nous utilisons pour protéger les étudiants, le personnel et les bâtiments," ajoute-t-il. 

Il n'y aura pas de dépôt de plainte "parce qu'ils n'ont rien cassé," explique Jonathan Bruneau, de l'Unef, "mais nous remercions les services de l'université et les agents présents sur place pour leur réaction."

Message sur les réseaux sociaux

Sur sa page facebook, le syndicat étudiant dénonce "cette nouvelle volonté d'une minorité radicalisée, de  préférer la violence à la démocratie et au dialogue, et à la  revendication pacifique que nous prônons et mettons en œuvre." Leur message sur les réseaux sociaux se termine ainsi : "Nous rappelons enfin, que les nervis d'extrême droite n'ont pas et n'auront jamais leur place dans nos universités."

Les étudiants protestent contre l’application "à marche forcée" de la réforme de l’accès à l’université et le très décrié Parcoursup.  Le blocage total de la faculté de lettre a été levé mardi en fin de journée, mais quelques étudiants se relaient jusqu'à vendredi pour occuper une des salles de la fac de lettres, ils ont commencé lundi soir cette action. "La nuit, on joue aux cartes, on discute, et en journée, on organise des conférences et des débats comme sur l'éducation. Tout est pacifique," conclut Jonathan Bruneau.