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Éducation

2 minutes pour comprendre : l'IFFCAM, l'institut de cinéma animalier des Deux-Sèvres, est sauvé

mercredi 12 septembre 2018 à 4:05 Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou

L'avenir s'éclaircit pour l'IFFCAM, l'institut spécialisé dans le film animalier et situé à Coutières, dans les Deux-Sèvres. L'école va désormais passer sous le giron de l'université de La Rochelle, un an après le désengagement de l'université de Poitiers.

L'IFFCAM, l'Institut Francophone de Formation au Cinéma Animalier de Ménigoute, est situé à Coutières dans les Deux-Sèvres
L'IFFCAM, l'Institut Francophone de Formation au Cinéma Animalier de Ménigoute, est situé à Coutières dans les Deux-Sèvres - P. Wall / CD 79

Coutières, France

Pour sauver l'IFFCAM, l'Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute, Nicolas Gamache, le maire de Coutières où se trouve l'école menaçait de faire une grève de la faim. L'élu, également conseiller régional (EELV) n'a pas besoin d'en arriver là. Une solution a été trouvée avec l'université de La Rochelle pour que cette école qui existe depuis 2004 et accueille deux promotions d'une trentaine d'élèves chaque année, perdure. 

L'école était menacée depuis la décision de l'université de Poitiers de se désengager l'an dernier, notamment à cause de mauvaises relations entre la représentante de l'université et les étudiants. Le master n'existait donc plus à la rentrée 2017. Le département des Deux-Sèvres, qui gère l'IFFCAM, avait choisi de maintenir une formation mais ce n'était pas tenable à long terme. "L'IFFCAM est reconnu à travers le monde entier, il n'y a que trois instituts de ce type là. Un est aux Etats-Unis, un autre est en Nouvelle-Zélande et donc celui des Deux-Sèvres. C'est une pépite donc la reconnaissance de l'université est importante", explique Nicolas Gamache.

"La grève de la faim n'est pas une méthode que j'applaudis des deux mains. C'était surtout montrer un coup de gueule non seulement pour l'IFFCAM mais aussi pour les problèmes plus larges que l'on rencontre quand on est maire d'une petite commune rurale", Nicolas Gamache maire de Coutières

"On ne peut pas dire que nous nous sommes fait forcer la main, c'est un choix assumé", commente Jean-Marc Ogier, le président de l'université de La Rochelle. Un choix qui a du sens poursuit-il : "Nous avons entamé depuis quelques années une démarche de spécialisation autour des questions liées à l'environnement au sens large".

Les élèves vont aussi retrouver le statut d'étudiant. C'est important "pour les bourses, la mutuelle, des choses que l'on avait pas eu cette année", se réjouit Arthur, élève en 2e année. Ils pourront se voir délivrer en fin d'année un diplôme universitaire. Quant au retour éventuel du master (diplôme d'Etat), il ne pourra de toute façon pas se faire avant 2021 pour des questions de validation du ministère.