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Éducation

Difficile pour les professeurs de revenir enseigner en Bretagne

vendredi 31 août 2018 à 18:49 Par Aurélie Lagain, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

Alors que les professeurs font leur rentrée ce vendredi, il y a une problématique particulière en Bretagne. Les enseignants ont toutes les peines du monde à obtenir une mutation en Bretagne. Et plus on va vers l'ouest, pire c'est.

La mutation en Bretagne reste compliquée
La mutation en Bretagne reste compliquée © Maxppp -

Pas facile de (re)venir enseigner en Bretagne quand on est professeur... Et encore plus dans le Finistère ! Alors que les enseignants font leur rentrée ce vendredi, peu de nouvelles têtes. Peu de postes, parce qu'une fois arrivés ici, les professeurs ne partent plus, qu'il y a peu de créations de postes, et qu'il y a "une évaporation du public vers le privé dans les collèges", regrette Yves Pasquet, délégué en Finistère du syndicat SNES.

Yann Le Ninan, professeur de mathématiques à Morlaix, conseille ses collègues plus ou moins jeunes pour le syndicat : "Quand on passe un concours dans l'académie de Rennes, on est bien souvent muté dans la région parisienne. Après il faut quelques années pour obtenir l'académie de Rennes... sept-huit ans en moyenne".

C'est même davantage pour Florent Martini, qui a demandé le Finistère avec sa compagne également professeur :" On a attendu d'avoir 11 ans d'ancienneté dans l'établissement. Ce n'était pas envisageable avant huit-neuf ans." Il a obtenu sa mutation dans l'académie de Rennes. Coup de chance, ce prof de musique a obtenu un poste dans le Finistère, mais du côté de Quimper, pas Brest qu'il aurait souhaité, et où sa compagne va enseigner.  De la chance d'être dans le Finistère, ce qu'il voulait oui, car dans le département, précise Yves Pasquet, "on rend des postes au profit de l'Ille-et-Vilaine qui a énormément de besoins". Il aurait donc pu être muté dans les environs de Rennes... pas à côté de Brest.

Antoine Uguen, passé son stage, a dû quitter le Finistère pour aller enseigner en région parisienne, également dans l'académie de Créteil. "Je suis resté cinq ans dans un établissement zone sensible prévention violence, qui m'a permis d'avoir une bonification de points pour rentrer en Bretagne à l'issue de ces cinq années." La situation familiale, notamment, joue aussi pour engranger des points. Depuis 2010, ce prof de sciences physiques est revenu dans l'académie, mais ce n'est pas exactement comme ça qu'il s'était projeté : _"_Ca fait huit ans que je suis TZR, titulaire sur zone de remplacement dans le Finistère-nord. Je change d'établissement régulièrement. Je n'ai pas de poste fixe, je suis affecté sur des blocs d'heures, à droite à gauche en fonction des manques dans l'académie."

Alors certains, pour éviter la case Ile-de-France, choisissent... de ne pas passer le concours ! "Il choisissent en connaissance de cause", estime Yann Le Ninan. Ils sont remplaçants... sans perspective d'évolution.

Une façon de mettre toutes les chances de son côté ? Parler breton, ou faire des formations pour devenir enseignant en classe bilingue : "Le rythme de croissance de cet enseignement nécessite de recruter un nombre toujours plus important de professeurs bilingues", précise l'académie dans sa plaquette dédiée.