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Éducation

A Dijon, les enseignants cherchent des solutions pour faire réussir les élèves les plus pauvres

lundi 9 novembre 2015 à 5:00 Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne

Mardi dernier, l'inspecteur général de l'éducation nationale est venu à la rencontre des enseignants de l'académie de Dijon. En débat, les solutions pour aider les élèves les plus pauvres à réussir à l'école. En 2011, un Bourguignon de moins de 20 ans sur cinq vivait dans un foyer pauvre.

En 2011, près d'1 jeune Bourguignon sur 5 vivait en-dessous du seuil de pauvreté
En 2011, près d'1 jeune Bourguignon sur 5 vivait en-dessous du seuil de pauvreté © Maxppp

Dijon, France

Dur de réussir à l'école quand on vit en-dessous du seuil de pauvreté. En 2011, c'était le cas de près d'un jeune Bourguignon sur cinq. Selon l'Insee, près de 70 000 jeunes de moins de 20 ans vivaient dans des foyers pauvres en Bourgogne en 2011. En mai dernier, Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l'Education nationale, a publié un rapport sur les liens entre grande pauvreté et réussite scolaire. Mardi 3 novembre, il est venu le présenter devant les professeurs et les chefs d'établissement de l'académie de Dijon, en présence de Denis Rolland, le recteur. Depuis la rentrée de septembre, l'académie a déjà débloqué des moyens supplémentaires pour aider les élèves défavorisés dès le plus jeune âge.

Détecter les difficultés le plus tôt possible

« Entre la rentrée 2014 et la rentrée 2015, on a augmenté de 5 % la scolarisation des moins de trois ans, explique Denis Rolland. Cette scolarisation vise précisément les quartiers les plus défavorisés, aussi bien en milieu urbain que rural. Ceux qui ont moins d'accès à la culture et à la langue doivent être mieux accompagnés plus tôt, avant trois ans. » Il a également mis en place le dispositif « plus de maîtres que de classes ». « On a créé 81 emplois à temps complets pour accompagner la difficulté scolaire. Ce sont des professeurs des écoles qui vont aller dans des écoles particulières pour gérer la difficulté scolaire, mais sans stigmatiser personne. Ils interviennent dans la classe, avec le professeur, auprès d'un groupe d'élèves en difficulté. Ils l'accompagnent de manière à ce que dès qu'il y a une difficulté, ils la surmontent et puissent rattraper le groupe. »

En finir avec l'autocensure

Les inégalités se jouent en matière d'orientation, puisque les élèves les plus pauvres sont surreprésentés dans l'enseignement professionnel. Pour Denis Rolland, les professeurs ont également un rôle à jouer pour aider les élèves à dépasser l'autocensure. « Certaines familles disent ''oh non, toi, il ne vaut mieux pas que tu ailles là, ça va être trop difficile pour toi''. C'est exactement le contraire qu'il faut qu'on fasse. Il faut déplacer les élèves, leur montrer ce que sont les métiers, tous les métiers, et qu'ils choisissent leur orientation quelque soit leur origine sociale. Même s'ils ne sont pas fils de médecins, ils peuvent être médecins. Même s'ils ne sont pas fils d'ingénieur d'ingénieur ou de mécanicien, ils peuvent être ingénieurs ou mécaniciens. Il faut qu'on donne envie à ces jeunes de se projeter dans un métier, de choisir ensuite leur orientation, et après les choses se feront beaucoup mieux. »