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Éducation

Directrice d'école sanctionnée au Havre, pas de "mutation forcée" selon l'Inspection académique

L'inspection d'académie de Rouen confirme la sanction prononcée contre la directrice d'une école maternelle du Havre pour avoir critiqué la loi Blanquer depuis son mail professionnel. En revanche, elle refuse de parler de mutation forcée.

L'école maternelle Lamartine se trouve dans le quartier Brindeau au Havre
L'école maternelle Lamartine se trouve dans le quartier Brindeau au Havre © Radio France - Capture d'ecran

Le Havre, France

Ce lundi soir, une centaine d'enseignants se sont invités au conseil municipal du Havre, à l'appel du Snuipp (principal syndicat de professeurs des écoles). Ils entendaient défendre la directrice de l'école maternelle Lamartine qui a écopé d'un blâme pour avoir critiqué le projet de loi Blanquer dans un mail envoyé aux parents d'élèves avec son adresse professionnelle. Cette sanction serait assortie d'une mutation forcée selon le syndicat, ce que réfute l'Inspection académique.

Manquement au droit de réserve

Pour Olivier Wambecke, le Directeur académique des services de l'éducation nationale en Seine-Maritime (DASEN), la directrice de l'école maternelle Lamartine reconnait les faits: "il s'agit d'un manquement au devoir de réserve que doivent observer les fonctionnaires", explique t-il. L'enseignante a été convoquée une première fois le  15 mars pour s'expliquer sur le mail qu'elle a envoyée depuis son adresse professionnelle, en présence de délégués du personnel. Puis, le vendredi 26 avril, l'Inspection lui a exposé la sanction qu'elle avait prononcée à son encontre : un blâme. "Le blâme est le premier niveau de sanction administrative, c'est la sanction la plus faible. On reproche à la directrice d'avoir utilisé sa boîte mail professionnelle pour diffuser de fausses informations afin de mobiliser les parents d'élèves contre le projet de loi pour l'école de la confiance loi. cette directrice a reconnu la gravité des faits", précise le Dasen à France Bleu Normandie.

Pas de "mutation forcée"

Ce blâme est assorti d'une obligation de demander une mutation pour la directrice avant le 3 mai. S'agit-il d'une mutation forcée comme le laisse entendre le Snuipp qui en demande l'annulation, évoquant une sanction "disproportionnée". L'inspection académique dément catégoriquement. 

"Nous avons demandé à cette directrice de changer d'école dans son intérêt et dans celui du service et cette demande a été acceptée par la directrice", Olivier Wambecke. 

Dès lors que l'enseignante ne refuse pas la demande de mutation, il ne s'agirait donc plus d'une mutation d'office mais d'un mouvement géographique classique selon l'inspection d'académie de Rouen.

Le Dasen de Seine-Maritime justifie la sanction de blâme à Claire Briguet-Lamarre

Une erreur d'envoi ?

La directrice de l'école Lamartine aurait pu commettre une erreur en envoyant ce mail aux parents d'élèves depuis sa boîte mail professionnelle de l'Education nationale ? Le Dasen n'y croit pas. "Le fait d'utiliser sa fonction, sa messagerie professionnelle, les adresses mail des parents d'élèves, le logo de l'académie pour communiquer des informations erronées. La nature du mail ne plaide pas en faveur de l'erreur, la directrice a agi en toute connaissance de cause", estime Olivier Wambecke. Le syndicat Snuipp a également avancé un argument personnelle pour expliquer l'envoi de ce mail. La directrice traverse une période difficile d'un point de vue personnel, le syndicat évoque une période de divorce pour "violences conjugales". Selon l'inspection académique, la sanction prononcée contre l'enseignante a été prise en tenant compte de tous les paramètres, professionnel et personnel.