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Diwan : "Tous nos contrats sont dans l’illégalité, mais dans l’ambiguïté, on continue notre mission"

"Dans l’ambiguïté, on continue notre mission… jusqu’à preuve du contraire !", affirme le président de Diwan Breizh, inquiet pour l'avenir des écoles en immersion en langue bretonne après la censure partielle par le Conseil constitutionnel de la loi sur les langues régionales.

D'abord choqués, maintenant déterminés ! Voici l'état d'esprit des adhérents de Diwan Breizh, le réseau des établissements d'enseignement immersif en breton. "Vendredi, c’était l’état de choc, la panique. On avait senti un effet revanchard de Jean-Michel Blanquer après le plébiscite de la loi Molac le 8 avril. La saisine a été complètement assumée par le ministre", rappelle le nouveau président de Diwan Breizh. 

On est dans un vide juridique. Tous nos contrats sont dans l’illégalité - Yann Uguen

Ensuite, le Conseil constitutionnel a censuré partiellement la loi "Molac" sur les langues régionales : "Cela nous a impressionnés, choqués, par la rigidité et l’interprétation de l’article 2 sur la langue de la République avec des conséquences très importantes sur les filières immersives", précise Yann Uguen. "On est dans un vide juridique. Tous nos contrats sont dans l’illégalité."

Derrière et à un mois des élections régionales et départementales, la majorité a tenté d'éteindre le feu. Le président de la République a assuré hier sur les réseaux sociaux Diwan de son soutien. Le premier ministre a décidé de désigner deux députés pour une mission sur les conséquences.

Il n'y a pas lieu de remettre en question l'enseignement immersif - Yannick Kerlogot

Et le député Yannick Kerlogot (LREM) des Côtes d'Armor se veut rassurant : "La position donnée par le Conseil constitutionnel dans ses conclusions porte sur une immersion d'une manière exclusive. Dans la réalité, on sait que la langue de la République française est employée dans ces établissements. Ce n'est peut être pas une évidence pour le Conseil constitutionnel."

"Charge à nous de réfléchir aux termes officiels à utiliser", propose le député costarmoricain. "Bilinguisme renforcé ? Ou définir l'immersion telle qu'elle existe depuis 40 ans en Bretagne et de dire qu'il n'y a pas lieu de la remettre en question puisque l'article 312.10 du code de l'Education reste en l'état. Les pratiques faites depuis 40 ans à titre expérimental chez Diwan ne peuvent être remises en cause car elles ont été acceptées !"

Dans l’ambiguïté, on continue notre mission… jusqu’à preuve du contraire !

Réponse du président de Diwan Breizh : "On souhaitait apaiser le débat, avoir des sécurités. Il y a du discours, mais nous on est dans une insécurité réelle juridique. On souhaite des engagements forts, des certitudes. Pourquoi pas une loi ? Ils ont joué aux apprentis sorciers, à eux de se débrouiller pour sortir de cette impasse juridique." Et d'ajouter : "Dans l’ambiguïté, on continue notre mission… jusqu’à preuve du contraire !"

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