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Dordogne : le collège de Saint-Astier "éteint" ce mercredi matin

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Par , France Bleu Périgord

Le collège Arthur Rimbaud de Saint-Astier participe depuis ce mercredi matin au mouvement des collèges éteints. Pour protester notamment contre les baisses de dotations horaires.

Professeurs et parents d'élèves rassemblés devant le collège Arthur Rimbaud de Saint-Astier
Professeurs et parents d'élèves rassemblés devant le collège Arthur Rimbaud de Saint-Astier © Radio France - Antoine Balandra

Le mouvement "collèges déserts" commence à essaimer de plus en plus en Périgord. Le collège Arthur Rimbaud de Saint-Astier est ainsi entré dans le mouvement ce mercredi matin. Les profs qui ne sont pas en service ont bloqué symboliquement l'entrée de l'établissement.

Ce mercredi, ils étaient une vingtaine d'enseignants et des parents d'élèves réunis devant un collège Arthur Rimbaud désert. Seuls huit élèves sont venus au collège sur les près de 550 que compte l'établissement.

Ici les profs sont très en colère contre les dotations horaires proposées pour la rentrée prochaine. En clair ils disent avoir de moins en moins d'heures pour dédoubler des classes. Explications avec Estelle Maleski, professeur de français :

"Nous on est directement concernés en français, puisque l'année prochaine on nous annonce une disparition totale des demi-groupes. Cela permettait aux élèves d'avancer à leur rythme, d'être réellement efficaces, beaucoup plus qu'en classe entière" dit l'enseignante.

Des parents solidaires

Concrètement, les demi-groupes seraient supprimés en français histoire-géo et en anglais. Ce qui va pénaliser l'apprentissage des plus en difficulté explique Nicolas Triquet, professeur d'éducation physique. "On sait très bien que les élèves qui s'en sortent bien continueront à s'en sortir quels que soient les effectifs, le problème il est pour ceux qui sont en difficulté, ce sont eux qui en pâtissent en premier" dit-il.

Mais au delà de la question des moyens, la colère des enseignants est aussi un ras le bol et une inquiétude générale (entre réforme du bac, réforme des retraites et dotations horaires) explique Nicolas Triquet : "On prend garde de ne pas mélanger les revendications" dit le professeur. "Mais il y a une cohérence générale, on cherche à affaiblir les services publics, on voit cela avec les retraites. On peut imaginer qu'une éducation publique généralisée coûte très cher, et qu'il y ait cette tendance à vouloir enlever des moyens et les transférer vers le privé" dit-il. 

Les enseignants promettent de poursuivre le mouvement s'ils n'étaient pas entendus. A Saint-Astier les parents étaient là aussi ce mercredi matin. Totalement solidaires disent-ils du combat des enseignants.

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