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Dossier : LE + INFO de France Bleu Bourgogne

La carte de la rentrée scolaire 2021-2022 se dessine en Bourgogne

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu Auxerre

Beaucoup moins d'élèves, des suppressions de poste, mais plus d'accompagnement scolaire. Ce sont les pistes du rectorat de l'Académie de Dijon pour la rentrée scolaire 2021/2022, présentées, notamment par la rectrice, Nathalie Albert-Moretti.

A gauche Sandrine Benyahia la secrétaire générale de l'Académie, à droite la rectrice Nathalie Albert Moretti
A gauche Sandrine Benyahia la secrétaire générale de l'Académie, à droite la rectrice Nathalie Albert Moretti © Radio France - Nourhane Mahmoudi

Pour la rentrée scolaire 2021-2022, le rectorat de l'Académie de Dijon donne déjà un aperçu de ce que sera l'année prochaine. Elle prévoit une très forte de baisse des effectifs dans les établissements du premier degré (2142 élèves en moins) et du second degré (246 élèves en moins). Conséquence : des suppressions de postes dans le secondaire, avec 73 emplois en moins. 

"Limiter les dégâts"

Pour la rectrice Nathalie Albert-Moretti, la grande victoire de cette rentrée est de ne pas avoir eu à supprimer de postes, mieux trois postes vont être créés dans le 1er degré en Côte-d'Or : "Malgré une baisse significative d'élèves en maternelle et primaire, nous avons pu maintenir les enseignants en poste, et même en créer en plus" explique-t-elle. La rectrice explique avoir "réussi" à mettre en avant un territoire très rural, qui par conséquent "a besoin de tous les moyens qu'on peut lui offrir". "Le budget alloué à l'éducation nationale, et surtout en Bourgogne, nous permet de limiter les dégâts" termine-t-elle. 

De nouvelles aides pour les élèves

Le rectorat de l'Académie de Dijon tient à préciser que même si 113 suppressions de postes sont à prévoir à la rentrée prochaine, ces suppressions seront "compensées" par des aides personnalisées pour les élèves. "Il faut prendre en compte les besoins des élèves, les besoins des territoires aussi. Et avec tout cela, nous allouons les aides en fonction de ceux qui en ont le plus besoin" décrit Nathalie Benyahia, secrétaire générale de l'Académie de Dijon. 

Parmi toutes ces aides, il y a aussi un "effort pour l'inclusion des élèves en situation de handicap" selon Nathalie Albert-Moretti : des ULIS (unités localisées pour l'inclusion scolaire) seront étendues à trois établissements de l'académie, deux en collège et un en lycée. 

La gronde des syndicats

Pour les syndicats, ces premières informations ne sont pas suffisantes. "Ajouter simplement trois postes dans le premier degré est une décision que je qualifierais presque d'anecdotique" s'insurge Antoine Delègue, président de la FCPE (le syndicat des parents d'élèves) en Côte d'Or. Christine Bernery, du syndicat SNUIPP partage l'opinion d'Antoine Delègue. "80 000 postes avaient été supprimés en 2008, et ce n'est pas avec trois postes supplémentaires dans le premier degré que nous irons quelque part" déclare-t-elle, mécontente. 

Quant à l'annonce concernant l'inclusion des élèves en situation de handicap, les deux s'accordent pour dire que l'initiative est bonne, mais malheureusement, pas suffisante. "Seulement trois établissements concernées pour le programme ULIS" déplore Christine Bernery. 

"C'est trop peu. Il faudrait surtout allouer plus de moyens aux AESH" (accompagnants d'élève en situation de handicap) dit-elle. Selon elle, certains AESH ont plusieurs élèves à charge, de différents niveaux, "et surtout de différents besoins" pointe-elle. Après ces premières déclarations, les inspecteurs d'académie dévoileront le 5 février les grandes lignes de la carte scolaire à la rentrée prochaine. Une question encore en suspens puisque le rectorat a soumis aux communes concernées plusieurs propositions, et les maires trancheront, on devrait en avoir des nouvelles d'ici le début du mois de février.

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