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Éducation

La fronde des maires ruraux contre la suppression de 25 classes dans le Cambrésis

lundi 12 mars 2018 à 5:09 Par Rafaela Biry-Vicente, France Bleu Nord

Les parents d'élèves et les élus bloquent ce lundi 12 mars 2018 l'école de Ramillies pour dénoncer la fermeture de la maternelle à la rentrée prochaine. Samedi, ce sont une vingtaine de maires qui se donnent rendez-vous dans la commune pour sauver leurs écoles, "poumons des villages".

Maires et parents du Cambrésis se mobilisent pour sauver les écoles rurales
Maires et parents du Cambrésis se mobilisent pour sauver les écoles rurales © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Ramillies, France

Malgré la promesse d'Emmanuel Macron en juillet dernier de ne supprimer aucune classe rurale, jusqu'à 300 vont être fermées à la rentrée a annoncé la semaine dernière Jean-Michel Blanquer le ministre de l'éducation. Parmi elles, une dizaine  dans le Cambrésis qui va perdre 25 classes, mais les maires ont décidé de s'unir pour mener la bataille.

Le combat est parti de Ramillies où les parents et les élus ont décidé de bloquer l'école aujourd'hui pour dénoncer la fermeture de la classe de maternelle. Ils ont aussi crée une page facebook pour mobiliser le plus possible les habitants baptisée écoles à vendre, écoles rurales en danger. 

Il manque 8 enfants pour la maintenir, mais 11 bébés sont nés cette année, rappelle Jérôme, papa d'une petite élève de maternelle. 

Les petits seront mélangés à la rentrée avec les CP et CE1, une attaque à la devise française pour lui

L'égalité pour moi, elle est bafouée, nos enfants n'auront pas la chance que les enfants des villes ont pour construire un avenir solide et serein

banderole des parents d'élèves de Ramillies - Radio France
banderole des parents d'élèves de Ramillies © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

Les maires sont d'autant plus étonnés de ces décisions que l'année dernière certains d'entre eux ont signé une charte des écoles rurales censée sanctuariser les classes au moins 3 ans. Pour Alain Parsy,  maire d'Haynecourt, président d'un regroupement pédagogique qui perd 1 classe sur 3, les campagnes paient la réforme du dédoublement de classes de CP-CE1 en zone d'éducation prioritaire.

C'est une très bonne mesure pour l'égalité des chances, mais on a aussi dans nos communes qui ont besoin d'une éducation, je vois pas pourquoi pas on déshabillerait les uns pour rhabiller les autres, c'est complètement une aberration et c'est insupportable

L'inspecteur d'académie du Nord assure qu'il y a plus de fermetures en REP qu'en zone rurale

Faux rétorque l'inspecteur d'académie du Nord, Jean-Yves Bessol qui assure que les écoles rurales n'ont pas été sacrifiées, mais que comme partout il a fallu faire des ajustements avec la baisse constante des effectifs, 2500 élèves en moins cette année dans le département.

Dans le Cambrésis dans les écoles appartenant à la charte, j'aurais pu faire 16 fermetures puisqu'il y a 357 élèves de moins, mais je n'en fais que 7. Au niveau du département je ferme beaucoup moins en zone rurale, que dans les zones d'éducation prioritaire et les zones d'éducation prioritaire renforcé.

L'inspecteur d'académie ajoute que dans le cadre de la charte il a aussi mis en place un dispositif de fidélisation des enseignants avec un système de points complémentaires après 3 ans passés en zone rurale.

Pas de quoi convaincre les maires soutenus par la communauté d'agglomération de Cambrai et le député Guy Bricout, ils appellent les parents et les habitants à un grand rassemblement samedi à Ramillies pour sauver leurs écoles rurales.