Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Retraites : Edouard Philippe face aux enseignants à Nancy, "on a plein de choses à lui dire" prévient la FSU

Le Premier ministre et le ministre de l'Education sont attendus au lycée Georges de la Tour de Nancy à 18h ce vendredi. Les échanges sur la réforme des retraites et les salaires s'annoncent tendus avec la centaine d'enseignants conviés. Les syndicats prévoient un comité d'accueil en centre-ville.

Une centaine d'enseignants débattront avec Edouard Philippe et Jean-Michel Blanquer ce vendredi au lycée George de la Tour à Nancy
Une centaine d'enseignants débattront avec Edouard Philippe et Jean-Michel Blanquer ce vendredi au lycée George de la Tour à Nancy © Radio France - Jérôme Ostermann

Nancy, France

Opération déminage pour Edouard Philippe et Jean-Michel Blanquer. Deux jours après les annonces sur la réforme des retraites,le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale sont à Nancy ce vendredi soir. Ils donnent rendez-vous à une centaine d'enseignants lorrains au lycée Georges de la Tour à 18h. 

Comité d'accueil

Un comité d'accueil est prévu par plusieurs syndicats. Il ne se fera pas devant le lycée, mais en centre-ville. "Nous rejoindrons nos camarades cheminots avec lesquels nous partageons la même inquiétude sur les retraites," annonce François Wey, secrétaire départemental FSU 54. Il était l'invité de France Bleu Lorraine ce vendredi matin. 

Une centaine d'enseignants ont été triés sur le volet pour participer aux débats. "Ils seront dans la salle pour dire la hauteur de leur mécontentement, poursuit François Wey. On espère un débat, franc, transparent et un peu musclé."

"On a plein de choses à dire : ce qui nous unit tous, c'est le retrait de ce projet. Les annonces ne nous conviennent pas. Elles sont provocantes. On va donc pouvoir débattre sur le fond."

"Le dialogue est complètement brouillé, ajoute le secrétaire départemental. Il y a un désamour profond de la profession. De noyer le poisson avec les revalorisations de salaires et d'accepter d'avaler tout le plan retraite, cela ne nous va pas du tout."

"On ne peut pas avaler la couleuvre"

Le gouvernement a, en effet, annoncé 400 millions d'euros par an pour augmenter les salaires des enseignants (soit un peu moins de 40 euros par mois), "ce n'est pas suffisant" proteste François Wey. "Alors oui, le métier est difficile et il y a un manque de reconnaissance, le financier peut aider mais il y a plein de choses d'autres."

"Il y a tout un métier à revoir. On a besoin que ce ministre mouille plus sa chemise pour la profession. Faire que ce métier, l'un des plus beaux du monde, l'un des plus exaltants aussi, le redevienne."

"Il faut qu'au quotidien, on retrouve les moyens d'exercer pour tous les enfants de France. C'est le même problème avec les retraites : si ces enfants-là sont sacrifiés sur les retraites, nous enseignants, on ne peut pas avaler la couleuvre. Ni celle de la revalorisation, ni celle de la réforme des retraites."

François Wey appelle à la poursuite du mouvement. La grève sera très suivie mardi 17 décembre, annonce le syndicaliste. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu