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École à la maison : c'est difficile aussi pour les enseignants poitevins

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu La Rochelle
Poitiers, France

Depuis la fermeture des établissements scolaires, les élèves poitevins doivent suivre l'école à la maison. Leurs enseignants se trouvent en première ligne pour assurer la continuité pédagogique, mais sont eux aussi parfois bien démunis et craignent la rupture du lien avec leurs élèves.

L'école à la maison
L'école à la maison © Radio France - Isabelle Wagner

"C'est un peu comme une bouteille à la mer." Professeur d'espagnol dans un lycée de Poitiers, Pascal Canaud  s'inquiète de perdre le lien avec ses élèves après un peu plus d'une semaine de classe à distance et craint les répercussions sur leur scolarité.

Difficile de garder le contact à distance

Premier constat de l'enseignant, qui utilise l'ENT (environnement numérique de travail) de son établissement : "j'ai peu de retours. En seconde, sur mon groupe de 25 élèves, 3 m'ont écrit pour me poser des questions sur les consignes." Impossible pour lui de vérifier si tous ont bien compris les exercices, ou même s'ils les font : "On n'a pas de lien avec les familles, on ne sait pas ce qu'il se passe".

Le défi, pour ce professeur d'espagnol, c'est de trouver comment continuer à transmettre la langue. Pascal Canaud est catégorique : "On ne peut pas enseigner l'espagnol à distance. La langue est vivante parce qu'on la parle. En cours on parle, on se répond. Ça ne peut pas se faire à distance." En revanche, il conseille à ses élèves de cultiver leur oreille en allant écouter des chansons ou bien en regardant des séries hispanophones.

Une période pénalisante pour certains élèves

Pour Pascal Canaud, aucun doute, cette période va accentuer les inégalités qui existaient déjà dans les classes. "Les élèves en difficulté ou qu'on a du mal à faire travailler, on a un lien affectif avec eux. Il fallait être derrière pour les pousser à travailler. Dans cette situation, ils n'ont plus personne, on ne sait pas si leurs familles sont présentes pour les motiver." Des situations personnelles et familiales qui jouent généralement moins fortement dans la cadre d'une classe. 

Plutôt que de continuité pédagogique, il faut parler de lien pédagogique où l'on encourage les élèves à continuer à apprendre. Pascal Canaud

Autre inquiétude pour l'enseignant : les examens de fin d'année pour ses élèves de terminale : "On ne peut pas attendre de ces élèves la même efficacité que lorsqu'on est en classe normale."

Garder le contact ... sur Facebook

Face à ces difficultés, les initiatives se multiplient pour garder le contact à distance. Gilles Tabourdeau, représentant SNUipp-FSU 86 et enseignant en maternelle, propose une lecture solidaire tout les jours en direct sur Facebook sur sa page personnelle. Certaines de ses vidéos ont atteint le milliers de vues. "Mes amis et collègues me disent que c'est une pause pour eux dans la journée", indique-t-il.

Une lecture solidaire de Gilles Tabourdeau (capture d'écran)
Une lecture solidaire de Gilles Tabourdeau (capture d'écran) - Céline Autin
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