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Jean-Michel Blanquer annonce un "Grenelle des professeurs" et promet une rentrée "la plus normale possible"

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Par , France Bleu

Dans une interview au Journal du Dimanche, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer annonce le lancement d'un "Grenelle des professeurs", à deux jours de la rentrée scolaire. L'objectif est de revaloriser le salaire des enseignants et d'améliorer leurs conditions de travail.

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation
Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation © Maxppp - Jean-Baptiste Quentin

Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, va organiser un "Grenelle des professeurs". C'est ce qu'il annonce ce dimanche dans le JDD. L'objectif est de revaloriser les salaires enseignants et d'améliorer leurs conditions de travail. "D'ici à octobre, nous discuterons de la hausse des rémunérations pour 2021, grâce aux 400 millions d'euros supplémentaires obtenus" par le ministère pour augmenter les salaires des enseignants, a-t-il expliqué dans un entretien à l'hebdomadaire. Un budget moins important que les 500 millions que le ministre voulait initialement y consacrer.

"Améliorer le bien-être au travail"

"Le chantier de la deuxième partie du quinquennat, c'est la revalorisation du métier sur le plan financier mais plus généralement pour améliorer le bien-être au travail", a souligné Jean-Michel Blanquer. "Dès cette rentrée, nous allons mettre en place des groupes de travail, avec les organisations syndicales, sur trois grands objectifs, a ajouté le ministre. Il cite "la reconnaissance financière", la "coopération" entre enseignants et "l'ouverture : nous devons moderniser notre système".

Des maîtres heureux, ce sont des élèves heureux. C'est ce cercle vertueux que je souhaite renforcer. - Jean-Michel Blanquer

Le ministre annonce que "à partir de novembre, nous négocierons pour définir une loi de programmation pluriannuelle". Il a également évoqué "une transformation profonde du système éducatif ", qui passe par des réflexions sur la "gestion des ressources humaines" et la "place des enseignants dans la société".

Les négociations salariales lancées avec les enseignants début janvier, dans le cadre de la réforme des retraites, avaient été interrompues en raison de l'épidémie de coronavirus. 

Une rentrée "aussi normale que possible"

Dans son entretien au JDD, le ministre a également voulu rassurer à deux jours de la rentrée scolaire. "Ça sera une année aussi normale que possible" selon lui, même s'il reconnaît certaines classes ou écoles seront fermées mardi. "Il y en aura, mais le moins possible, a souligné Jean-Michel Blanquer. Cela se décide par une analyse quotidienne au jour le jour, en fonction de la situation sanitaire de chaque territoire".

Il faut être vigilant, mais ne pas oublier les impératifs éducatifs et sociaux, ni dévier de nos deux objectifs : améliorer le niveau scolaire de chaque enfant et réduire les inégalités. - Jean-Michel Blanquer

Dans une tribune parue dans Le Parisien samedi, un collectif de médecins estime que le protocole sanitaire prévu par l'Education nationale pour les écoles "ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles". Ils appellent à durcir les précautions. "Au-delà du réel risque sanitaire, il y a aussi celui de fermer des classes par dizaines, avec pour effet d'amplifier les inégalités devant le savoir et l'apprentissage et de désorganiser durablement notre économie et notre société", prévient leur tribune.

Compte tenu du protocole en vigueur en France, rien ne semble empêcher les écoles de devenir des clusters. - Tribune d'un collectif de médecins

Les médecins, parmi lesquels la président du syndicat de médecins libéraux UFMLS ou encore l'infectiologue Karine Lacombe, proposent "de recommander le port du masque en lieu clos pour tous les élèves de plus de six ans", car ils considèrent que "les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes". Jusqu'ici seuls les élèves à partir de la 6e et les adultes sont obligés d'être masqués dans les établissements scolaires.

Le collectif réclame également des règles plus strictes sur l'aération des locaux et "des procédures dédiées dans les zones de forte circulation virale" pour éviter de devoir fermer des écoles entières si un cas est détecté. Il suggère d'alléger les classes "en alternant présentiel et enseignement à distance", de limiter les "contacts entre les classes" et d'organiser un "échelonnement des récréations et de la cantine".

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