Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Ecoles en Moselle face aux variants : "on aurait besoin de cohérence, on a exactement l'inverse"

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Les écoles n'ont finalement pas fermé en Moselle pour cette dernière semaine avant les vacances malgré de nombreux cas de coronavirus dans le département. Le secrétaire général du SNES-FSU dans l'académie de Metz-Nancy dénonce un flou entretenu par le gouvernement.

Bruno Henry, secrétaire académique du SNES-FSU.
Bruno Henry, secrétaire académique du SNES-FSU. © Radio France - François Pelleray

Elèves et enseignants mosellans retrouvent le chemin de l'école, ce lundi, après un week-end mouvementé et dans une "certaine incompréhension", pour Bruno Henry, secrétaire général du SNES-FSU dans l'académie de Metz-Nancy, invité de France Bleu Lorraine ce lundi. Il évoque à la fois la décision de ne pas fermer les écoles, mais aussi "un allègement au niveau national du protocole sanitaire avec une mise en isolement des personnels qui ne serait plus automatique" alors qu'il est durci au niveau départemental. "On aurait besoin de cohérence et de lisibilité, et on a exactement l'inverse," martèle-t-il.

Va-t'on tenir jusqu'aux vacances ?"

En Moselle, la règle est que tout cas de Covid est désormais automatiquement considéré comme un variant, et entraîne de fait la fermeture de la classe. Une décision que Bruno Henry accueille "favorablement", mais la question est de savoir, dans ces conditions, combien d'établissements vont fermer dans la semaine. L'enseignant se demande : "va-t-on tenir jusqu'aux vacances ?"

Toute la journée, un certain nombre d'élus locaux nous ont assuré que la fermeture était décidée."

Vendredi, tout le monde était sûr de ne pas se revoir avant les congés. "Toute la journée, un certain nombre d'élus locaux nous ont assuré que la fermeture était décidée. Beaucoup d'élèves ont souhaité bonnes vacances à leurs enseignants. Dans nos métiers, on a besoin d'un minimum d’anticipation, martèle Bruno Henry. Quand je quitte mes élèves le vendredi, je dois savoir si je vais les revoir le lundi ou dans trois semaines !" Un défaut d'anticipation dont les enseignants souffrent "depuis un an, depuis le début de cette crise."

Préparer la rentrée de mars

"On est à une semaine des vacances scolaires, mais aussi à trois semaines de la rentrée ! Il faudrait la préparer dès maintenant", souligne-t-il, en donnant l'exemple des campagnes de dépistage : "Si on veut tester massivement le 8 mars, jour de la rentrée, il faut recueillir les autorisations parentales dès cette semaine."

On a créé une situation où on a très fortement inquiété tout le monde"

En tout cas, face au flou, des parents inquiets ont décidé de ne pas remettre leurs enfants à l'école cette semaine. Une initiative d'ailleurs soutenue par la FCPE. "Avant les vacances de Noël, le gouvernement avait décrété que l'école était facultative les deux derniers jours. Là, on a créé une situation où on a très fortement inquiété tout le monde, donc effectivement, je crains de voir des élèves absents au cours de cette semaine. Je le comprends, mais je le regrette. Je suis enseignant : mon souhait le plus fort est que l'ouverture des écoles puisse être possible partout," conclut Bruno Henry. 

Photo de une : archive de janvier 2020

Choix de la station

À venir dansDanssecondess