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Éducation

Education: 2/3 des étudiants boursiers de l'université du Mans travaillent pour financer leurs études

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Par , France Bleu Maine

L'acte désespéré d'un étudiant qui s'est immolé par le feu à Lyon a provoqué une vague de contestation dans les universités françaises. Avec au coeur du débat, la précarité dans laquelle vivent certains étudiants. L'université du Mans n'échappe pas à la règle.

Le Mans, France

Selon l'Observatoire de la vie étudiante, 5% des étudiants français vivent dans la précarité. " C'est un peu moins au Mans" note  Jean-Philippe Melchior, vice président de l'université en charge de la vie des campus. "L'an passé, 340 étudiants ont bénéficié d'un soutien d'urgence, sur 10 000 étudiants. Mais c'est quand même inadmissible". Pour les aider, la fac mobilise des assistantes sociales, possède une épicerie solidaire et limite le prix des repas au restaurant universitaire à 3.40 euros. "Chez nous, les étudiants ont plus de mal à s'alimenter correctement qu'à se loger. Le Mans est l'une des villes moyennes françaises où les loyers sont les plus bas". Des aides de l'Etat existent aussi pour soutenir les étudiants les moins fortunés. "33% des étudiants de l'université du Mans sont boursiers. C'est plus que la moyenne nationale. 2/3 d'entre eux sont obligés de travailler pour financer leurs études. Ce qui est un vrai problème car suivre des études tout en travaillant c'est compliqué. Cela implique d'être sur deux fronts en même temps. On a du mal à suivre tous les cours, à réviser. On est fatigué. Ce ne sont pas des conditions favorables à une bonne réussite". 

Pas d'augmentation des bourses mais un numéro d'appel d'urgence

Les associations d'étudiants demandent une augmentation du montant des bourses ( plafonnées à 560 euros par mois ). Non répond la ministre de l'Enseignement supérieur qui rappelle que toutes les aides financières ne sont pas épuisées. Sur les 5.7 milliards d'euros d'aides aux étudiants, il reste chaque année environ 15 millions d'euros non utilisés. En revanche, Frédérique Vidal annonce la création d'un numéro d'appel censé favoriser l'accès aux aides d'urgences pour les étudiants en situation de précarité. Un numéro qui entrera en vigueur avant la fin de l'année. "C'est une bonne chose" réagit Jean-Philippe Melchior car des élèves ignorent que des structures existent à l'université pour les aider et les renseigner. "On a un centre médico-social avec des assistantes sociales qui sont parfaitement formées pour répondre aux questions et aux difficultés des élèves. Idem au Crous, le centre régional des œuvres universitaires et scolaires. Il y a aussi les associations étudiantes. Et puis les portes de la présidence de l'université sont ouvertes. On est là pour répondre aux attentes".    

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