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Éducation DOSSIER : L'éducation : un enjeu électoral 2017

Éducation : les parents d'élèves haut-garonnais séduits par les écoles hors contrat

dimanche 5 mars 2017 à 17:00 Par Rémi Vallez, France Bleu Occitanie

En Haute-Garonne, au moins trois nouvelles écoles hors contrat ont fait, ou vont faire, leur apparition. Au total, l'académie de Toulouse en recenserait dix-sept. Pourquoi ces écoles à la pédagogie alternative ont-elles la cote auprès des parents d'élèves ?

L'entrée de l'Ecole à l'Envers, à Verfeil, établissement privé, hors contrat. Un écriteau indique "attention, enfants libres"
L'entrée de l'Ecole à l'Envers, à Verfeil, établissement privé, hors contrat. Un écriteau indique "attention, enfants libres" © Radio France - Rémi Vallez

Toulouse, France

Espérance Banlieues à Empalot (Haute-Garonne) dès la rentrée de septembre, l'école à l'Envers à Verfeil, et, prochainement, l'école "Les Sarments". Les établissements scolaires hors contrat se développent dans le département, et, plus globalement, dans l'ensemble du pays. Ces dernières années, entre 2011 et 2014, leur nombre a bondi de 26% (on en compterait 1000, au total). Preuve du succès grandissant, auprès des parents d'élèves, de ces écoles sans lien avec l’Éducation nationale et non tenues de respecter un programme en particulier.

Pour les enfants, rigueur "à l'ancienne"...

Elles sont inspirées des méthodes Montessori ou Sudbury et ont toutes un point commun : elles se sont montées sur le rejet du système actuel de l’Éducation nationale. Aux Sarments, école qui devrait faire son apparition à Toulouse dans le secteur de la Côte Pavée, on propose ainsi "un retour à des méthodes d'enseignements traditionnelles, telles que l'on pouvait les trouver dans les écoles de la IIIe république", explique Olivier Lefèvre, son fondateur.

Concrètement, dans les salles de classe, où le port de l'uniforme est obligatoire, l'accent est mis sur les savoirs fondamentaux, français et mathématiques en prime. Un concept "à l'ancienne" qui séduit les parents d'élève comme Ségolène. "Je souhaitais un vrai retour aux bases qui permettent un apprentissage solide, une vraie culture générale qui leur permettra de se tourner vers tout type d'études par la suite. Or, ce n'est pas ce que l'on nous proposait dans le système classique. "

...ou liberté totale

A l'école à L'envers, située à Verfeil dans l'Est toulousain, autre établissement hors contrat qui vient d'ouvrir ses portes, la philosophie est radicalement différente. Comme l'indique l'écriteau à l'entrée, ici, "les enfants sont libres". Pas de professeurs, pas d'emploi du temps et pas de cours à proprement parler. Ce sont les élèves, âgés de 3 ans à 13 ans, qui décident du contenu de leur journée. "Beaucoup d'activités sont axées autour du jeu, explique Aurore, une maman d'élève. Les élèves apprennent ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, tout se fait à leur rythme, chose inconcevable à l'école classique. Or, pour le développement de l'enfant, c'est essentiel".

Le témoignage d'Aurore, maman d'un enfant scolarisé à l'Ecole à l'Envers de Verfeil

Pour la FCPE, la multiplication des écoles hors contrat pose question

Mais le "phénomène" des écoles hors contrat n'emballe pas tout le monde. La FCPE, une des deux principales fédérations de parents d'élèves du pays, estime que leur multiplication peut représenter "un risque", comme l'explique Hélène Rouch, présidente de la FCPE de Haute-Garonne. "Nous avons besoin que l'école soit un lieu mixte, de brassage, d'apprentissage de la diversité et de la tolérance, des différences. Ces écoles hors contrat ne vont faire que de la segmentation sociale, par la confession, par l'argent. Mais leur développement pose question, car il traduit une pression grandissante mise sur l'éducation, et les réponses pas forcément apportées par l’Éducation nationale."

Hélène Rouch, présidente de la FCPE 31, n'est pas vraiment favorable au développement des écoles hors contrat

Pour inscrire ses enfants aux Sarments, il faut débourser 200 euros par mois et par élève. En ce qui concerne l'école à l'Envers, les frais de scolarité mensuels sont calculés sur la base de 13% du revenu mensuel de la famille.

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