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Éducation

Éducation : les stylos rouges commencent à se mobiliser en dans la Drôme et en Ardèche

jeudi 14 février 2019 à 3:14 Par Damien Triomphe, France Bleu Drôme Ardèche

Alors que le mouvement dit des "stylos rouges a été initié il y a maintenant près de deux mois en France, des enseignants drômardéchois commencent à se réunir. Ils veulent mener des actions pour faire remonter leur colère et leur sentiment de malaise.

Des enseignants "stylos rouges" ont manifesté il y a une dizaine de jours à Paris
Des enseignants "stylos rouges" ont manifesté il y a une dizaine de jours à Paris © Maxppp - Olivier Corsan

Une vingtaine d'enseignants, venus de plusieurs établissements du sud de la Drôme et de l'Ardèche, en poste aussi bien en école, collège ou lycée, se sont retrouvés dans un café de Montélimar ce mercredi, après s'être donnés rendez-vous sur les réseaux sociaux. Une première réunion sous la bannière des "stylos rouges", ce mouvement d'enseignants en colère initié sur Facebook, en France, il y a maintenant près de deux mois, dans la foulée de  celui des gilets jaunes.

Leurs revendications ? La valorisation de leur profession, une hausse des salaires, davantage de moyens, moins d'élèves dans les classes... des élèves en échec, face à des profs en échec comme ils se désignent eux-mêmes, et un ministère qui ne les écoute pas. Voilà pourquoi ils se sentent stylos rouges. En plus, "on a le sentiment que les syndicats ne répondent pas à nos demandes... Ils font des grèves trois ou quatre fois dans l'année, non seulement ça ne sert à rien, on perd du salaire, et ça joue contre nous dans l'opinion publique, puisque les profs passent pour des fainéants" explique Philippe, professeur dans un collège de Pierrelatte.

"Il y a un vrai malaise chez les enseignants" insiste Didier Thevenieau, professeur lui en lycée professionnel à Pierrelatte, et coordinateur de ce mouvement pour le sud des deux départements, "je ne sais pas comment ça va finir, mais beaucoup pensent à quitter l'Education nationale." Les enseignants mobilisés réfléchissent maintenant aux actions à mener dans les prochaines semaines, pour se faire entendre. Déjà sont envisagés le refus de faire des heures supplémentaires, ou bien d'occuper le rôle de professeur principal, ou encore la demande d'indemnités de départ volontaire dès la rentrée des vacances de février, pour montrer qu'ils sont prêts à quitter leur profession si rien ne change.