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Éducation

Education Nationale : plusieurs centaines de professeurs et d'enseignants ont manifesté jeudi à Limoges

jeudi 24 janvier 2019 à 13:53 Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin

A la veille de la visite du ministre de l'Education Nationale à Limoges, plusieurs centaines de professeurs et d'enseignants ont manifesté ce jeudi après un rassemblement devant le rectorat. Ils s'opposent aux nombreuses suppressions de poste prévues en septembre prochain.

Plusieurs centaines de professionnels de l'Education Nationale se sont rassemblés jeudi matin devant le rectorat à Limoges
Plusieurs centaines de professionnels de l'Education Nationale se sont rassemblés jeudi matin devant le rectorat à Limoges © Radio France - Jérôme Ostermann

Limoges, France

Alors que le ministre de Education Nationale Jean-Michel Blanquer sera de passage à Limoges ce vendredi pour le lancement des Assises de l'orientation, plusieurs centaines de professeurs, d'enseignants et d'administratifs ont manifesté ce jeudi dans le centre ville après s'être regroupés devant le rectorat. Appelés à la grève par une intersyndicale, ils s'opposent notamment à la suppression de 58 postes sur l'Académie de Limoges annoncée lors du Comité Technique Académique du 16 janvier dernier. 

Sans atelier, on les condamne à l'échec - Une prof en SEGPA

Des moyens en moins ce qui aura forcément des conséquences sur la qualité de l’enseignement selon Etienne Roy, professeur d'Histoire au lycée Gay Lussac à Limoges :"La réforme du lycée ne nous permettra pas de fonctionner normalement l'an prochain. On perd notamment sur les heures de dédoublement. Rien que dans notre établissement, on perdra l'équivalent de 5 postes avec le même nombre de classes. Les élèves seront moins encadrés et on les aura moins en demi groupe qu'auparavant. On ne les aura qu'en classe entière à 35. Pédagogiquement, c'est un recul important. Au niveau des suppressions de poste, c'est comme lors de la présidence de Nicolas Sarkozy"

Les professeurs, enseignants et administratifs ont ensuite manifesté dans le centre ville, avec le soutien de quelques gilets jaunes - Radio France
Les professeurs, enseignants et administratifs ont ensuite manifesté dans le centre ville, avec le soutien de quelques gilets jaunes © Radio France - Jérôme Ostermann

Un recul notamment pour les SEGPA (section d'enseignement général professionnel adapté) qui s'adressent aux élèves en grande difficulté, notamment ceux en situation de handicap. Sans dédoublement, il sera impossible pour des raisons de sécurité d'assurer les ateliers pourtant très utiles selon Béatrice Gauthier, professeur en lycée professionnel à Brive :"Les décisions sont uniquement budgétaires. Ils ne tiennent pas compte de l'handicap des enfants qui ont besoin de faire pour apprendre. C'est le geste et la répétition du geste technique et professionnel en atelier qui leur permet d'intégrer les compétences nécessaires pour ensuite suivre une formation en lycée professionnel. Si on leur supprime l'atelier, on les condamne à l'échec.

C'est une charge de travail énorme. On risque de craquer 

Egalement dans le viseur des professeurs, une 2e heure supplémentaire obligatoire. Une heure en plus, cela peut paraître peu mais ce n'est pas sans conséquence selon Nathalie Lafont-Eteffe, professeur d’Allemand au collège Renoir à Limoges :"Actuellement, nous sommes devant nos élèves pendant 18 heures. Mais il y a tout le travail de préparation des cours et de correction. Passer 20h devant les élèves, cela suppose d'avoir une classe en plus. Les profs de langue au lycée peuvent se retrouver avec 8 ou 9 classes de 35 élèves. C'est une charge de travail énorme. On risque de craquer. On est très inquiet sur le fait qu'on nous demande toujours plus sans que l'on se sente capable de tout faire bien. On essaye de tenir mais on sait très bien qu'on a des collègues en arrêt maladie à cause de ça. Que le ministre écoute la base."

Une journée de mobilisation alors que le ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, sera à Limoges ce vendredi - Radio France
Une journée de mobilisation alors que le ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, sera à Limoges ce vendredi © Radio France - Jérôme Ostermann