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Éducation

Elèves et profs du lycée Lavoisier de Brive dénoncent côte à côte la baisse de leur dotation horaire

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Par , France Bleu Limousin

Sur fond de crise dans toute l'académie de Limoges, les enseignants et les élèves du Lycée professionnel Lavoisier de Brive protestent contre la baisse de la dotation horaire de l'établissement à la rentrée prochaine. Ils ont appris que lycée perdrait 67 heures d'enseignement hebdomadaire.

Une centaine de profs et d'élèves s'étaient rassemblés dans la cour du Lycée Lavoisier
Une centaine de profs et d'élèves s'étaient rassemblés dans la cour du Lycée Lavoisier © Radio France - Philippe Graziani

Brive-la-Gaillarde, France

"67 heures, c'est énorme. Ça correspond à une diminution de 10 % pour l'établissement". Valérie Jauliac, professeur de maths et de sciences, estime que la baisse de la dotation horaire programmée par le rectorat pour la rentrée prochaine est surtout démesurée par rapport à la baisse des effectifs annoncée, 9 élèves de moins. D'où la colère qui s'est exprimée ce lundi en début d'après-midi par une manifestation symbolique dans la cour de l'établissement professionnel briviste.

Plus d'atelier dédoublé

Les élèves se sont associés à la grogne de leurs professeurs. Pendant plusieurs dizaines de minutes ils ont occupé calmement la cour. Quatre pantins figuraient les trois postes et demi que représente la baisse de 67 heures. "Les conditions de travail pour la rentrée 2019 seront déplorables. Puisque tout ce qui a été mis en place, l'accompagnement, le soutien, les dédoublements ne pourra plus exister" affirme Valérie Jauliac. Jérôme Faramond, professeur de chaudronnerie, précise notamment que les cours d'atelier seront grandement affectés. Il a actuellement 22 élèves en seconde. La classe est dédoublée en atelier avec deux professeurs, ce qui permet notamment de mieux assurer la sécurité des jeunes travaillant sur les machines. "Le rectorat estime qu'il n'y aura plus que 18 élèves en première. Et dans ce cadre on va assurer ça avec un seul prof en atelier".

D'autres actions prévues

Yannis est justement élève de seconde et estime lui aussi qu'il faut des ateliers dédoublés. "La qualité est moindre si on n'a pas d'assistance. Quand le prof est occupé avec un élève, pendant ce temps les autres ne font rien". Il craint donc qu'avec des effectifs par atelier plus importants les enseignants ne puissent plus s'occuper suffisamment de chaque élève. Si le rectorat persiste dans sa décision, d'autres actions sont déjà envisagées précisent profs et élèves.