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Éducation

En Limousin, la rentrée s'annonce bien sombre selon les syndicats d'enseignants

vendredi 31 août 2018 à 11:39 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Alors que le rectorat de Limoges estime que la rentrée se présente sous de très bons hospices en Limousin, les syndicats d'enseignants dressent un tableau beaucoup plus sombre. Entre les errements de Parcoursup, la réforme du bac ou encore le manque de moyens, les critiques ne manquent pas.

Les professeurs font leur rentrée ce vendredi, avant les élèves lundi
Les professeurs font leur rentrée ce vendredi, avant les élèves lundi © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Limousin, France

En ce vendredi,  jour de rentrée des professeurs, les avis divergent sur l'état des lieux de l'Education Nationale en Limousin. La rectrice, lors de sa traditionnelle conférence de presse, a dressé un bilan très positif des conditions budgétaires, matérielles et humaines de cette rentrée.

Notre académie est privilégiée" - Christine Gavini-Chevet, rectrice de l'Académie de Limoges

Selon elle, l'Académie de Limoges est privilégiée en termes de moyens. "L'Académie enregistre une perte démographique de plus de 900 élèves à la rentrée, et pourtant nous maintenons le nombre global de classes, notre académie ne perd pas de moyens", souligne la rectrice Christine Gavini-Chevet.

Mais aux yeux des syndicats d'enseignants, ce bilan est trop simpliste. Si le SE-UNSA soutient la mesure de dédoublement des classes de CP et CE1, son secrétaire académique, Thibaut Bergeron, voit aussi le revers de la médaille.

Une rentrée au détriment des zones rurales ?

"Pour faire le dédoublement à moyens constants, on a récupéré des postes dans d'autres écoles notamment dans la ruralité, donc ça se fait au détriment d'autres élèves" estime-t-il. Une version contestée par la rectorat : "les moyens sont mis notamment en milieu rural et les moyens supplémentaires accordés à l'éducation prioritaire - pour le dédoublement des classes , NDLR - n'ont pas été enlevés à la ruralité" rétorque la rectrice. 

Mais le débat est sans fin car, côté syndicats, on illustre également le manque de moyens par la pénurie de remplaçants. Exemple en Haute-Vienne : "l'année dernière, 1800 heures de classes n'ont pas été assurées" affirme le SE-UNSA.

Les syndicats d'enseignants s'inquiètent pour la formation et l'orientation des élèves

Les syndicats d'enseignants s'inquiètent également de la réforme du lycée et du bac. Les élèves et les professeurs de 2nde seront confrontés à de nouveaux programmes mis en place durant l'été, sans connaître les programmes de 1ère de l'année prochaine ni l'articulation des futures épreuves du bac. Ce nouveau bac, qui reposera sur 50 % de contrôle continu, fait d'ailleurs peur au SNES : "le bac va devenir un bac local, qui aura plus ou moins de valeur selon l'établissement dans lequel il a été obtenu" craint Marianne Corrèze, secrétaire académique du syndicat.

Quant à Parcoursup, si le rectorat souligne que, dans l'Académie, il n'y a "que 25 bacheliers sans solution à l'heure actuelle après avoir saisi la commission d'accès à l'enseignement supérieur", le SE-UNSA parle d'un accident industriel pour l'orientation des jeunes.