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Dossier : Coronavirus Covid-19

En Mayenne, le casse-tête des directeurs et directrices d'écoles à une semaine de la reprise

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Par , France Bleu Mayenne

Le compte à rebours est enclenché : les enfants doivent reprendre, sur la base du volontariat, le chemin des écoles à partir de mardi prochain, après un mois et demi à la maison en raison du confinement.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Maxppp - Stéphane Geufroi

Il n'y a plus qu'une semaine pour tout préparer. Les enfants vont revenir progressivement à l'école à partir de mardi prochain, 12 mai. Les directrices et directeurs d'écoles et les élus sont en train de tout mettre au point avec les équipes éducatives et les services techniques. Un protocole sanitaire pour le retour des enfants et des enseignants à l'école a été validé par l'Éducation Nationale. Mais sur le terrain, les choses ne sont pas si simples.

Une double casquette pour le maire de Bonchamp

Gwenaël Poisson est le maire de Bonchamp-les-Laval en Mayenne, mais également enseignant de CE1/CE2 et directeur de l'école de Louvigné. Avec sa double casquette, il va enchaîner les réunions ce mardi et ce mercredi pour organiser la rentrée dans les deux communes.

Forcement c'est tellement inhabituel qu'il y a une appréhension.

"Il faut qu'on mette tout en oeuvre pour ne pas que cette réouverture puisse relancer l'épidémie, et c'est pour ça qu'il faut y aller très prudemment, très progressivement, en ne prenant que des tous petits groupes, en mettant beaucoup de choses en place. Alors c'est vrai que c'est un casse-tête. Il faut qu'on essaie d'être pragmatique, d'anticiper toutes les problématiques pour y répondre au mieux et d'être réactif si quelque chose ne fonctionne pas. Forcement c'est tellement inhabituel qu'il y a une appréhension. Mais de toute façon si les écoles n'avaient pas rouvert et que les parents étaient retournés travailler, c'est peut-être les collectivités qui auraient été sollicitées, les centres de loisirs, mais la problématique aurait été la même pour les collectivités. Donc là il y a un partage entre les écoles et les collectivités territoriales pour les services scolaires et périscolaires, on va se poser les mêmes questions pour l'accueil du mercredi. Avec ma double casquette, ça va me donner plus de soucis, mais ça permet de voir les choses des deux côtés aussi. C'est peut-être un avantage d'avoir les deux casquettes aussi", explique Gwenaël Poisson.

Gwenaël Poisson est le maire de Bonchamp-les-Laval

À l'école de Louvigné, maternelle et primaire, comme dans les trois écoles de Bonchamp-les-Laval, les enfants de la grande section jusqu'au CM2 seront accueillis deux jours par semaine, un jour sur deux, pour permettre de limiter le nombre d'élèves par classe à quinze enfants maximum. 

Moins il y aura d'élèves, plus ce sera facile. Enfin... moins ce sera difficile de faire respecter les gestes barrières.

Gwenaël Poisson.

Il est préférable dans cette première étape de reprise de ne pas prendre les plus petits

Pour les petites et moyennes sections, seuls les enfants des personnes prioritaires comme les personnels soignants pourront être accueillis. "Nous avons eu des recommandations de l'inspection académique de la Mayenne nous disant que on pouvait accueillir de préférence les enfants de grande section jusqu'au CM2, et que les petits et les moyens, c'était certainement plus délicat, notamment parce que les gestes barrières sont plus difficiles à mettre en place. Et puis ce sont des classes où les enfants travaillent avec beaucoup de matériel collectif, où il y a beaucoup de manipulation, donc il est préférable dans cette première étape de reprise _de ne pas prendre les plus petits_. Cette décision a quand même soulagé beaucoup d'enseignants concernés", ajoute Gwenaël Poisson.

Gwenaël Poisson

Le privé logé à la même enseigne

Les plus petits seront en revanche accueillis à l'école privé Sainte-Marie de Saint-Jean sur Mayenne au nord de Laval. Les enseignants doivent se réunir ce mardi, mais il est déjà certain qu'il y aura du changement dans l'organisation, sans doute dès l'arrivée à l'école. 

"Notamment en maternelle où habituellement les parents emmenaient leurs enfants jusqu'à la classe, donc là ce ne serait pas possible, ils n'auraient pas le droit. C'est une des enseignantes qui viendrait chercher les enfants au portail. Pour les enfants en élémentaire c'est déjà comme ça, ils arrivent au portail. Pour la sortie des classes, les gens sont au portail, après il faut qu'on réfléchisse pour pas qu'il y ait un attroupement", explique Jacqueline Noire, chef d'établissement.

Jacqueline Noire, chef d'établissement

Dans les classes, pas plus de 15 élèves, les parents ont été questionnés pour savoir s'ils comptent ou non remettre leurs enfants à l'école, la limite de quinze élèves semble être possible à appliquer selon les premiers résultats du sondage. Des enfants qui devront se laver régulièrement les mains et garder leurs distances, même en maternelle. Pour les récréations, les enfants devraient y aller à tour de rôle, classe par classe. Ceci est encore à définir avec les équipes.

C'est vrai que c'est un petit peu un casse-tête, mais ça devrait pouvoir se faire.

"Je ne suis pas dans l'appréhension totale, je pense qu'il faut qu'on agisse dans l'ordre en voyant bien le nombre, les protocoles à respecter. Tous les gens de l'équipe je pense sont prêts à bien préparer ça, _on va y arriver_. C'est vrai que c'est un petit peu un casse-tête, mais ça devrait pouvoir se faire", poursuit Jacqueline Noire. 

"Au niveau de la maternelle je pense qu'ils ont un peu plus peur, parce que c'est vrai qu'en maternelle c'est plus compliqué aussi de respecter entièrement ces gestes barrières, et la distanciation, les enfants de maternelle ont plus de mal à entrer dans ce protocole. Tout sera fait au mieux, mais il y a une appréhension plus grande pour des enfants en bas âge. On ne va pas forcement pouvoir nettoyer chaque objet utilisé aussitôt, après chaque utilisation, mais le lavage des mains devra être fait plus souvent".

Jacqueline Noire

Chacun est motivé, mais chacun a l'impression qu'on va prendre du temps pour ça, et pas uniquement pour ce qu'on aime, la pédagogie.

"La réflexion se fait en rapport avec le coronavirus, ce n'est pas uniquement en rapport avec la pédagogie, ce qui est le mieux pour les enfants, pour leur développement. Il faut vraiment tout voir en fonction de ces gestes barrières, il faut faire attention. On a peur aussi que ce soit chronophage, au niveau du lavage des mains, tous ces gestes qui vont aussi prendre du temps dans ne journée d'élève. Et puis par rapport aux plus grands, ils sont pressés de se retrouver, mais ils ne pourront pas non plus faire tous les jeux qu'ils peuvent faire habituellement en récréation, comme le ballon par exemple. Ça ne va pas être une reprise comme d'habitude. Il faut le faire donc on va faire en sorte de tout faire pour le mieux. Chacun est motivé, mais chacun a l'impression qu'on va prendre du temps pour ça, et pas uniquement pour ce qu'on aime, la pédagogie", regrette Jacqueline Noire.

Jacqueline Noire, chef d'établissement.

En sachant aussi que les enseignants devront continuer les apprentissages à distance, pour les enfants qui ne reviendront pas en classe.

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