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En Normandie, pas de fermeture de classe dans les communes rurales à la rentrée sans accord des maires

Le Ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer l'a annoncé vendredi : "En ces circonstances exceptionnelles (...) aucune fermeture de classe en milieu rural à l'école primaire sans l'accord du maire." Une mesure confirmée en Normandie malgré la baisse du nombre d'élèves à la rentrée.

Ecoliers en classe de CP (image d'illustration)
Ecoliers en classe de CP (image d'illustration) © Radio France - Aurélie Jacquand

Il y a un an, Emmanuel Macron, avait déjà annoncé qu'il n'y aurait pas de fermetures d'écoles sans accord des maires dans les communes de moins de 5000 habitants. Dans les plus grandes villes, il n'est pas non plus à l'ordre du jour de baisser le taux d'encadrement ou, si vous préférez d'augmenter le nombre d'élèves par classe. Un principe rappelé en fin de semaine dernière par le Ministre de l'Education Nationale et qu vient de confirmer à son tour la Rectrice de l'Académie, Christine Gavini-Chevet. 

La Normandie devrait perdre 4200 élèves dans le premier degré à la rentrée prochaine

La région va pourtant perdre des élèves en maternelles, élémentaires et primaires à la rentrée prochaine : 600 dans l'Orne, 772 dans la Manche, 800 dans l'Eure, 900 dans le Calvados et 1134 en Seine-Maritime. Soit 4200 environ dans la région. Mais la France compte un taux d'encadrement plutôt inférieur aux pays qui l'entourent. Et d'après Jean-Michel Blanquer, ce déficit expliquerait en partie les difficultés rencontrées par 20% des élèves à bien affronter le collège. D'où la politique de dédoublement de classes dans certains niveaux en REP et REP+ (les zones prioritaires).

Christine Gavini-Chevet, Rectrice de l'Académie de Caen
Christine Gavini-Chevet, Rectrice de l'Académie de Caen © Radio France - Francis Gaugain

Dès lundi, les services de l'Education Nationale ont donc commencé à appeler les maires. "Nous allons retravailler avec chacun d'entre eux, prévient la Rectrice. Si le maire n'accepte pas, nous ne fermerons pas." Tout en précisant qu'il ne serait pas raisonnable de maintenir une classe qui compte six élèves ou alors qu'il existe par ailleurs un regroupement avec une autre commune. "Oui, il y aura assez d'enseignants, rajoute-t-elle et s'il le faut l'organisation de concours spéciaux peut être une solution."

Il faut de toute façon avancer, ne serait-ce que pour permettre les mouvements d'enseignants. Des CDTN (Comités Départementaux de l'Education Nationale) auront lieu la semaine prochaine avec les élus concernés, en visio-conférence la plupart du temps, ce qui complique encore la donne. Un point plus précis sur les ouvertures et fermetures sera fait entre le dix et le quinze avril, si tout va bien, dans les différents départements.

En attendant, les professeurs doivent poursuivre l'enseignement à distance. Pas facile, notamment parce que les inégalités auraient tendance à se creuser : 5% des élèves auraient disparu des écrans radars depuis le confinement, avec de grands écarts selon les filières.

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