Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

VIDÉOS - Enseignants, infirmières scolaires, élèves mobilisés pour dénoncer la gestion de la crise

-
Par , France Bleu

Infirmières scolaires, lycéens et étudiants ont défilé aux côtés des enseignants appelés à la grève ce mardi 26 janvier. 30% étaient mobilisés dans le premier degré, 40% dans le second selon les syndicats. Le ministère a recensé 12,16% de grévistes dans toutes les académies à la mi-journée.

Manifestation des personnels de l'Éducation nationale à Montpellier (Hérault) le 26 janvier 2021.
Manifestation des personnels de l'Éducation nationale à Montpellier (Hérault) le 26 janvier 2021. © AFP - Pascal GUYOT

Revalorisation des salaires des profs et des AESH (accompagnants d'élèves handicapés), gestion de la crise sanitaire : enseignants, personnels de l'Éducation nationale, rejoints par les infirmières scolaires mais aussi les lycéens et les étudiants, étaient en grève mardi partout en France pour dénoncer leurs conditions de travail. À la mi-journée, le ministère de l'Éducation recensait 12,16% d'enseignants grévistes dans toutes les académies. De son côté, le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, relevait un tiers de grévistes dans le premier degré. Dans le second degré, le Snes-FSU, premier syndicat, estimait ce taux à 40% des professeurs, CPE, PsyEN (psy de l'éducation nationale), AED (assistants d'éducation) et AESH (accompagnants d'élèves handicapés).

De nombreux défilés ont eu lieu à Paris et en régions à l'appel d'une intersyndicale composée notamment de la FSU, de la CGT et de FO. Un peu moins d'un millier de personnes, selon les syndicats, ont ainsi manifesté dans la matinée à Clermont-Ferrand derrière une banderole "urgence pour le service public de l'éducation". Un millier d'enseignants, animateurs, assistants d'éducation ou étudiants ont également battu le pavé à Montpellier, à Toulouse et à Rennes. Mobilisation également en Ardèche, au Mans, en Corse, à Brest, Tours, Guéret, Châteauroux, Laval, Saint-Etienne ou encore Périgueux où, en dépit des températures glaciales, des professeurs d'EPS se sont "mis à poil" pour dénoncer "le mépris du gouvernement" qui leur impose de donner leurs cours de sport en extérieur. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

"Je suis d'accord avec le ministre Jean-Michel Blanquer pour dire qu'il faut laisser les écoles ouvertes. Encore faut-il nous en donner les moyens. On nous supprime des postes, on nous enlève des heures, on a des classes surchargées", a déploré Coralie Raveau, enseignante au lycée Blaise Pascal de Châteauroux et co-secrétaire départementale de la FSU dans l'Indre, auprès de France Bleu Berry.  "Un seul exemple, à la rentrée il y aura 80 élèves de moins dans les collèges de l'Académie de Dijon, et pourtant on supprime l'équivalent de 1.400 heures soit les moyens de 46 classes, c'est intenable !" a dénoncé Annick Alix, représentante FO pour l'intersyndicale, sur France Bleu Bourgogne.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Autre revendication des manifestants, la revalorisation des salaires : "On a eu une perte de pouvoir d'achat en dix ans de 275 euros mensuels par personne", a assuré Axel Benoist, le secrétaire national du Snuep-FSU (enseignement professionnel), à l'AFP. "C'est un moment crucial pour l'éducation, il y a une vraie colère qui monte chez les enseignants qui sont très inquiets", a abondé Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, en référence notamment au "Grenelle des enseignants" lancé par le ministre Jean-Michel Blanquer, qui doit s'achever en février. En novembre, le ministère avait annoncé des revalorisations de salaires à partir de 2021, en particulier pour les plus jeunes. Mais les organisations syndicales espèrent qu'une loi pluriannuelle, promise au moment de la réforme des retraites, viendra consacrer des hausses pérennes et substantielles pour toute la profession. Les salaires des enseignants français sont inférieurs de 7% en début de carrière à la moyenne de ceux des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Les enseignants mayennais dénoncent "le mépris" du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer.
Les enseignants mayennais dénoncent "le mépris" du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. © Radio France - Martin Cotta

Inquiétudes sanitaires

Dans la capitale, une manifestation est partie des jardins du Luxembourg à 13H00 pour rallier le ministère rue de Grenelle, où une délégation de personnels devait être reçue dans l'après-midi. Dans le cortège, Marion, 35 ans, prof de français dans un collège francilien. Elle s'inquiète des conditions sanitaires qui sont "loin de respecter le protocole" a-t-elle confié à l'AFP. "Il faut faire des demi-groupes au collège car il y a trop de brassage".

Les infirmières scolaires, sollicitées en cette période de crise sanitaire pour gérer les "phases de dépistage et de tracing", au détriment de l'accompagnement des élèves, étaient aussi mobilisées. "Nos jeunes, qui vont très mal, ne peuvent plus être accueillis comme il se doit lors des consultations dans les établissements car nous ne sommes pas remplacées, il faut réagir très rapidement", a déploré Saphia Guereschi, secrétaire générale du Syndicat national des infirmières conseillères de santé (SNICS-FSU, majoritaire), auprès de l'agence de presse. Sentiment partagé par ce professionnel interrogé par France Bleu Pays d'Auvergne : "On nous voit comme des distributeurs de paracétamol, mais 90 % de notre boulot, c’est créer un climat de confiance pour comprendre le décrochage scolaire, la souffrance sociale."

Les étudiants aux côtés des profs

Eloignés de leur fac depuis des semaines, de nombreux étudiants sont venus grossir les rangs des manifestations partout en France. À Brest par exemple, quelques centaines ont défilé sous la pluie, derrière des pancartes "Un jeune, une dépression", "Coulez jeunesse", "Pas d'amphi, pas de vie", ou encore "Donnez-nous la faculté de croire en l'avenir". "Personnellement j'ai eu droit à une demi-année de cours l'an passé et à deux mois cette année", a témoigné Tangi Desmarest, étudiant en deuxième année de Sciences sur France Bleu Breizh Izel. "La qualité de l'enseignement est très détériorée, beaucoup décrochent, songent à arrêter les études, il y a urgence !"

"La manifestation de la semaine dernière nous a permis d'obtenir des choses mais pas de nous faire totalement entendre, alors on poursuit la mobilisation pour que les étudiants puissent revenir en cours la moitié du temps en présentiel et l'autre en distanciel", a précisé à l'AFP Mélanie Luce, présidente de l'Unef et présente dans le cortège parisien. Le but "est vraiment d'éviter un échec massif (...) Reconfinement ou pas, les étudiants ont besoin de voir leurs profs", a-t-elle plaidé.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Choix de la station

À venir dansDanssecondess