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Enseignants non remplacés en Creuse : ce sont les parents qui trinquent

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Par , France Bleu Creuse

Il est actuellement difficile de remplacer les enseignants absents en Creuse, à cause du manque de remplaçants et de la crise sanitaire.

L'école de Saint-Victor-en-Marche
L'école de Saint-Victor-en-Marche © Radio France - Benjamin Billot

Ce jeudi 14 janvier, 12 classes étaient fermées en Creuse : leurs maîtresses malades n'ont pas pu être remplacées. Avant la crise sanitaire, dans ce genre de situation, il existait un pis-aller : dispatcher les élèves de la maîtresse malade dans les autres classes de l'école. Mais à cause de la crise sanitaire, il n'est pas possible de le faire actuellement. Les élèves doivent donc rester à la maison et ça, ça peut être compliqué pour les parents. 

La situation de Saint-Victor-la-Marche est la plus problématique : 3 des 4 classes de l'école sont fermées en cette fin de semaine. Certains parents ont du prendre des jours de congés pour garder leurs enfants. C'est le cas par exemple de Sandrine, dont la fille est en CM2 : 

"Ça nous embête bien, j'ai été obligé de prendre des jours. J'ai ma mère, mais je ne peux pas lui donner ma fille à garder à cause de la crise sanitaire. C'est compliqué."

Non seulement, cette histoire complique le quotidien professionnel de Sandrine, mais en plus, le retard scolaire s'accumule pour les enfants  :

"Déjà, l'année dernière, ça a été compliqué. Les programmes, ça devient compliqué aussi. Ce qui serait bien, c'est qu'il y ait plus de remplaçants déjà. Parce qu'il n'y en a pas beaucoup sur le secteur." 

La voisine de Sandrine, Céline, doit aussi garder son enfant à la maison. Elle nous ouvre la porte avec le téléphone à l'oreille. Son fils, en CP, est assis sur le canapé et regarde la télé. Céline télétravaille depuis le mois de novembre

"C'est compliqué, je laisse mon enfant toute la journée devant la télé pour pouvoir travailler, parce qu'il n'y a pas de mode de garde. Il s'occupe tout seul devant la télé pendant que je regarde. J'arrive à travailler, mais c'est au détriment de l'enfant puisqu'au lieu de m'occuper de lui je le laisse devant la télé. Le travail est fait, par contre, pour lui, c'est catastrophique." 

La situation finit par inquiéter Céline

"Y a déjà eu beaucoup d'absence l'année dernière avec le COVID. Ils ont pris beaucoup de retard et je constate une baisse de niveau chez mon fils. L'arrêt de la maîtresse est prévu jusqu'à fin janvier, j'espère vivement qu'il va y avoir un remplaçant."

L'académie s'est engagée auprès du maire de Saint-Victor-en-Marche pour que l'école de sa commune soit prioritaire à partir de ce lundi pour que les maîtresses absentes soient remplacées. 

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