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Dossier : Coronavirus Covid-19

Entre 400 et 500 personnes dans les rues de Prades pour demander l’arrêt du port du masque dès six ans

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Ils étaient 450 selon les forces de l’ordre à défiler dans les rues de Prades (Pyrénées-Orientales) ce samedi. Ils demandent à revenir sur l’obligation de porter un masque à l’école pour les enfants dès six ans.

Le départ de la manifestation a eu lieu devant la mairie de Prades.
Le départ de la manifestation a eu lieu devant la mairie de Prades. © Radio France - Xavier Ponroy

"Laissez-nous respirer", "Bas les masques", "Stop à la mascarade"... Les formules et les slogans se multiplient sur les pancartes, dont beaucoup se sont rapidement transformées en parapluie, la faute au mauvais temps. Dans le cortège, beaucoup de familles, avec des enfants certes masqués… mais des masques de carnaval, comme pour souligner le trait de ce que beaucoup considèrent comme un non-sens

Des parents inquiets

Le tracé du défilé n’a pas été choisi au hasard, comme un message pour Jean Castex, Premier ministre et ex-maire de Prades : départ de la mairie, puis passage devant la sous-préfecture (où une lettre de plusieurs pages a été remise). La manifestation a duré deux heures, sans incident, dans une ambiance plutôt détendue. 

Ce sont avant tout des parents d’élèves qui ont fait le déplacement. Nombreux sont ceux qui s’inquiètent pour la santé de leurs enfants, obligés de garder le masque toute la journée, même en faisant du sport. Plusieurs parlent de migraines au retour de l’école. 

Des parents aussi inquiets des conséquences sur le moral des plus jeunes. "Il y a un stress sur nos enfants" se désole Élodie, mère de famille. “C’est à nous de gérer ces choses-là, et il ne faut pas les impliquer eux. Laissons-les respirer.” 

"J’en ai marre de déposer mes enfants en pleurs à l’école et qu’ils rentrent avec des maux de crâne." - Élodie, mère de famille

La solution alternative au masque, pour tout le monde ou presque, c’est de basculer vers des demi-groupes en classe, et de faire respecter scrupuleusement les gestes barrières (distanciation, désinfection). Mais d’autres vont plus loin. Sandra refuse que son fils porte un masque. “Du coup, on me l’a refusé à l’école. Il n’est pas scolarisé depuis une semaine. J’ai essayé de négocier pour qu’il mette le masque juste en dessous du nez, qu’il puisse respirer, mais ce n’est pas possible.” 

Même écho pour Annabelle. Elle refusait d’amener son fils à l’école s’il devait rester masqué toute la journée. "Il a huit ans et a quelques difficultés d’apprentissage, et pour moi c’est un frein supplémentaire à son bon développement. Vendredi, il a souhaité retourner en classe, et ça a été difficile pour lui : il avait mal à la tête le soir."

Sarah et Annabelle, deux mamans qui refusent de mettre leurs enfants à l'école s'ils sont masqués

“C’est la goutte d’eau”

En plus de l’obligation de porter un masque pour les enfants, la colère était aussi destinée plus largement pour les mesures sanitaires en général, que beaucoup jugent trop strictes. Certains remettent sur le devant de la scène l'hydroxychloroquine, d’autres contestent les chiffres de mortalité. Mais c'est surtout la gestion des hôpitaux qui est pointée du doigt. 

"Ils n’ont qu’à mettre de l’argent dans l’hôpital et nous foutre la paix." -  Un des organisateurs de la manifestation 

Après deux heures sous la pluie, la foule se disperse sans incident. Le rendez-vous a déjà été donné pour samedi prochain

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