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Epreuves anticipées du bac sous haute surveillance pour les lycéens d'Orthez et d'Oloron

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Par , France Bleu Béarn

Après deux blocus et autant de reports des E3C, les élèves de Première des lycées Gaston Fébus d'Orthez et Jules Supervielle d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), passent ce vendredi leurs épreuves. Les établissements sont banalisés et des gendarmes surveilleront l'entrée des établissements.

Les lycéens passent ce vendredi leurs trois épreuves anticipées.
Les lycéens passent ce vendredi leurs trois épreuves anticipées. © Radio France - Alexis Morel

"Après deux blocus, nous n'avions pas le choix", justifie d'entrée de jeu le proviseur du lycée Gaston Fébus d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques), Philippe Dubourg. "La date limite pour passer les épreuves, c'est ce vendredi. J'ai essayé de dialoguer, de chercher à organiser les épreuves anticipées du bac autrement, mais je n'ai pas pu". Résultat : les élèves de première générale passeront trois épreuves le même jour (langues vivantes 1 et 2 et histoire-géographie), ceux des filières technologiques en passeront quatre.

Pour les enseignants et représentants syndicaux des deux établissements, qui ne seront autorisés à pénétrer dans l'établissement que s'ils sont convoqués pour surveiller les épreuves, c'est inacceptable. "Les élèves qui bénéficient de tiers-temps, qui ont donc des difficultés, vont passer près de neuf heures à composer dans la même journée !", regrettent-ils. 

Plusieurs élèves sont en burn-out. A 16 ans, ce n'est pas normal. 

Devant l'entrée du lycée Gaston Fébus, les élèves sont stressés. "Plusieurs sont en burn-out, à cause des E3C et de la réforme du bac en général car nous avons une charge de travail supérieure, et peu d'informations, dénonce un de leurs représentants. Il n'est pas normal de se retrouver à 16 ans en situation de burn-out". Pour plusieurs d'entre eux, le fait que des gendarmes soient positionnés à l'entrée du lycée est "excessif". Ils ne savent toujours pas s'ils pourront sortir de l'établissement entre deux épreuves, ni entre midi et deux. Les cours des élèves de Seconde, Terminale et des collégiens ont été annulés pour toute la journée. 

Philippe, parent d'élève, espère que sa fille "ne verra pas trop de gendarmes en arrivant au collège, car c'est une source de stress et il n'est pas normal de passer le bac dans ces conditions". Lui, dont les deux fils sont déjà passés par le lycée Gaston Fébus, n'avait "jamais vu ça. Jean-Michel Blanquer [le ministre de l'Education nationale] fait n'importe quoi", conclut-il. 

Pour dédramatiser la situation, le proviseur du lycée rappelle tout de même que les E3C ne comptent "que pour 1,25% de la moyenne globale au baccalauréat".

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