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Éducation

Examens sous protection policière à l'université de Nantes : "c'est du délire !" pour le syndicat Snesup-FSU

mardi 15 mai 2018 à 17:09 Par Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan

Le Snesup-FSU de l'université de Nantes, opposé à la réforme de l'entrée dans l'enseignement supérieur, dénonce "les conditions anormales" dans lesquelles se déroulent les examens pour les étudiants en lettres et sciences humaines. La police est intervenue plusieurs fois devant le centre d'examens.

Intervention de la police, lundi matin, devant le centre d'examens de la Trocardière, à Rezé
Intervention de la police, lundi matin, devant le centre d'examens de la Trocardière, à Rezé © Radio France - Antoine Denéchère

Nantes, France

Pour la deuxième journée consécutive jour, les examens se sont déroulés "sous protection policière" pour les étudiants en lettres et sciences humaines de l'université de Nantes. La police est intervenue, de nouveau, ce mardi matin pour empêcher le blocage du centre d'examens, à la Trocardière, à Rezé, par un groupe de manifestants opposés à la loi ORE. Et les examens se sont déroulés "dans le calme" ce mardi, selon un représentant de l'université. Dans un courriel adressé aux étudiants ce mardi, le président de l'université de Nantes Olivier Laboux justifie, tout en le regrettant, le recours aux forces de l'ordre depuis lundi. Et reconnaît, je cite, que "les conditions ne sont pas optimales" pour passer des examens. 

Dans les universités, ce sont les enseignants qui surveillent les examens, pas les policiers !" (Mary David)

Interrogée par France Bleu Loire Océan, Mary David, enseignante et co-secrétaire du Snesup-FSU à l'université de Nantes, regrette que la présidence ait voulu "à tout prix" organiser ces examens dans ces conditions. "Des étudiants ont fait une chaîne humaine ce mardi matin devant le centre d'examens. D'autres ont refusé de composer ou ont parlementé avec les surveillants. Ce qu'on avait dit est en train de se passer : ce ne sont pas des conditions normales d'examens. C'est du délire !" Et la syndicaliste ajoute "ça va même au-delà puisque des policiers sont là pour surveiller, filtrer les entrées, intimider, et menacer des étudiants : on a jamais vu ça ! Dans les universités, ce sont les enseignants qui surveillent les examens, pas les policiers !" 

Examens cette semaine : le Snesup-FSU demande qu'on arrête "cette mascarade"

Au nom du Snesup-FSU, Mary David, estime qu"il faut qu'on arrête cette mascarade. D'ailleurs, des présidents d'universités ont pris cette responsabilité [annuler ou reporter les examens] et qu'on discute réellement avec Frédérique Vidal", ministre de l'Enseignement supérieur. L'enseignante ajoute "être attachée aux examens évidemment", mais estime qu'il "faut avoir conscience des enjeux historiques du moment, à savoir une réforme très très grave de l'université : le fétichisme des examens en ce moment, c'est un peu le petit bout de la lorgnette, car la première chose à faire pour Frédérique Vidal, c'est de retirer sa loi !"

A la mi-journée, une jeune femme de 21 ans a été arrêtée devant le centre d'examens de la Trocardière, puis placée en garde à vue "pour outrages envers des personnels de l'université", selon la police. Olivier Laboux, président de l'université de Nantes, dénonce "des menaces physiques et verbales" à l'encontre de personnels "qui accompagnaient les étudiants" jusqu'à l'entrée du centre d'examens, et annoncé que plusieurs plaintes ont été déposées. Un rassemblement de soutien à cette étudiante interpellée était organisée devant le commissariat de Nantes ce mardi après-midi.

Les examens en cours à l'université de Nantes se déroulent pendant deux semaines, jusqu'au 25 mai 2018. La plupart des épreuves se déroulent dans des centres d'examens délocalisés, notamment à la Trocardière de Rezé jusqu'à mercredi 16 mai, puis au parc des expositions de la Beaujoire, à Nantes.