Éducation

Fermetures, ouvertures, rénovation : ce qui va changer dans les collèges de Seine-Maritime d'ici 2024

Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mardi 4 octobre 2016 à 17:00

Le conseil départemental de Seine-Maritime a voté ce mardi 4 octobre son "Plan collèges 2017-2024" (illustration).
Le conseil départemental de Seine-Maritime a voté ce mardi 4 octobre son "Plan collèges 2017-2024" (illustration). © Maxppp - Frédéric Dugit

Le Conseil départemental de Seine-Maritime présentait ce mardi 4 octobre son "Plan collèges 2017-2024". Un plan pluriannuel de réorganisation des établissements scolaires du département pour notamment équilibrer les effectifs et améliorer les moyens mis à disposition des élèves.

Le conseil départemental de Seine-Maritime a voté ce mardi 4 octobre son "Plan collèges 2017-2024". Au menu pour les sept prochaines années dans le département : ouvertures, fermetures et rénovations d'établissements mais aussi nouveaux moyens numériques. Le tout pour un moment de 356 millions d'euros. L'objectif du Conseil départemental, selon son président Pascal Martin, c'est de "trouver un équilibre subtil entre la répartition actuelle et future des élèves tout en faisant attention à la qualité des moyens mis à disposition". En Seine-Maritime, il y a 110 collèges publics pour 52 000 élèves et un budget d'investissement de 54.3 millions d'euros en 2016.

Une seule fermeture à la fin de l'année scolaire

En Seine-Maritime, un seul collège va fermer ses portes à la fin de l'année scolaire : le collège Guy Moquet du Havre, dans le quartier de Caucriauville. Son taux d'occupation est trop faible puisqu'il y a seulement 214 élèves pour une capacité maximale de 600. Les collégiens seront donc redirigés vers les collèges Jules-Vallès et Eugène-Varlin, situés aussi dans le quartier de Caucriauville. Le conseiller départemental du canton, Sébastien Tasserie, justifie ce choix par une logique comptable : "Quand on a des professeurs qui ont 25% de temps de travail dans un établissement, est-ce que c'est la meilleure solution ? Avoir des équipes pédagogiques qui vont travailler ensemble et être plus fortes, c'est une bonne utilisation des moyens publics."

Pour Pascal Martin, président du Conseil départemental de Seine-Maritime, il faut trouver un subtil équilibre entre qualité des locaux et répartition des collégiens sur le territoire.

Accueillir les élèves dans une plus grosse structures avec plus de moyens donc. Pas du goût d'un des professeurs du collège qui a souhaité rester anonyme : "On nous a assuré que cette fermeture se faisait pour le bien-être des élèves mais nous sommes sceptiques. On ne sait pas si les infrastructures seront à la hauteur pour les accueillir, tout est flou ! En plus, Guy Moquet est une petite structure dans laquelle on assure un suivi des élèves : on les connaît tous, on connait leur situation, leurs points forts et leurs points faibles, on sait comment les aider et les accompagner, sur quoi se baser. Intégrer une plus grosse structure ne compensera pas ce suivi."

Il y aura donc une seule fermeture dans le département de Seine-Maritime à la fin de l'année scolaire mais d'autres secteurs sont sur la sellette d'ici à 2024, à savoir le dieppois et le rouennais.

Des travaux d'ampleur dans quatre établissements

Parallèlement, le Conseil départemental va engager des travaux importants dans quatre collèges : Romain-Rolland au Havre, Maurice-Maëterlinck à Luneray, André-Gide à Goderville et Gustave Courbet à Gonfreville-l'Orcher. Ces établissements vont faire l'objet d'une reconstruction, d'une restructuration et/ou d'une extension. D'autres travaux sont également prévus dans les locaux de restauration de cinq établissements et quatre collèges auront droit à des équipements sportifs neufs. Dans le même temps, les programme annuels de gros travaux et les travaux d'entretiens courant seront poursuivis au rythme de 8.1 millions d'euros par an.

Deux collèges sortiront de terre d'ici 2024

Si le département a choisi de fermer un établissement, il prévoit aussi dans son plan pluriannuel deux constructions d'établissements : à Yerville et Oissel. Les procédures sont lancées sans plus de précisions pour l'instant en terme de coût ou de calendrier.

De nouvelles mesures engagées

Le département met aussi en place différentes actions éducatives dans les collèges. Les élus ont ainsi voté un plan d'action contre la radicalisation. Il sera entièrement financé par le Conseil départemental via le contrat de réussite éducative. Les élèves de 4e et de 3e bénéficieront d'une sensibilisation particulière à cette problématique. Les modalités précises de ce plan ne sont pas encore arrêtées.

Enfin, six établissement de Seine-Maritime ont été sélectionnés pour recevoir des tablettes numériques. Les élèves disposeront d'une tablette pour deux et chaque enseignant en recevra une. Au total, 28 valises de 13 tablettes seront ainsi livrées pour un coût total de 233 000 euros.

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