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Éducation

Fiches dans les écoles: les syndicats craignent les amalgames de l'éducation nationale dans le Loiret

mardi 1 décembre 2015 à 19:32 Par Eric Normand, France Bleu Orléans

Le 18 novembre, les chefs d'établissements du Loiret ont reçu une note relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire. Elle est accompagnée d'une fiche qui serait propice aux amalgames selon le syndicat Sud Education. L'inspection académique s'en défend.

Sud Education refuse d'entrer dans une démarche de délation généralisée
Sud Education refuse d'entrer dans une démarche de délation généralisée © Maxppp - Patrick Clemente

Loiret, France

Le syndicat Sud Education demande le retrait d'une note de la direction académique du Loiret contre les violences et les événements graves en milieu scolaire. Elle a été adressée aux chefs d'établissements et aux directeurs d'écoles le 18 novembre après les attentats.

Il s'agit d'une fiche recto-verso avec de nombreuses cases que le chef d'établissement doit simplement cocher : cela va des insultes, aux faits de violence plus graves, comme le port d'armes en passant par les propos homophobes ou racistes. Mais l'item "atteinte aux valeurs de la république et phénomène de radicalisation" fait tiquer plus particulièrement le syndicat Sud Education et son secrétaire adjoint dans le Loiret Théo Roumier.

On demande de signaler le port de signes ou de tenues ostentatoires concernant les élèves ou leurs parents. On est très inquiet de la manière dont cela peut être interprété. S'agit-il de surveiller l'accoutrement des gens ? En quoi cela représente-t-il un phénomène de radicalisation?

Après les attentats et dans le contexte d'état d'urgence, le syndicat estime que cette fiche de signalement peut créer des amalgames et demande au Rectorat de l'académie Tours-Orléans de la retirer immédiatement.

Les collègues sont livrés à eux-mêmes. Ils n'ont pas de documents d'accompagnement. Il y a quand même un grand risque de stigmatisation et d'atteinte aux libertés individuelles.

Mais la fiche de signalement concerne aussi les personnels au même titre que les familles et les élèves. Dans l'item "atteinte à la sécurité / climat de l'établissement", il est demandé aux chefs d'établissements de signaler les grèves, les blocages, les manifestations et les rassemblements

Sud Education dans le Loiret dénonce les amalgames de l'éducation nationale.

D'autres syndicats ont d'ailleurs fait part de leur malaise au directeur académique Denis Toupry. Il estime  que ce n'est ni de la stigmatisation, ni du fichage. Les fiches ne sont pas nominatives.

On ne demande pas le nom d'un élève ou d'un adulte. C'est simplement repérer des événements graves ou des faits de violence pour pouvoir accompagner les équipes pédagogiques. Mais je suis prêt à recevoir les syndicats pour travailler avec eux sur les points qui prêtent à interprétation.

Denis Toupry, le directeur académique se défend de faire le jeu des amalgames.

Sud Education demande au rectorat de suspendre l'utilisation de cette fiche et de recevoir en urgence les organisations syndicales et invite les associations de parents d'élèves et les syndicats lycéens à s'associer à cette demande.