Éducation

Financement de la Calendreta de Limoges : la région à nouveau attaquée

Par Henrique Vieira Campos et Nathalie Col, France Bleu Limousin lundi 26 octobre 2015 à 16:58

© Radio France - Nathalie Col

Le Conseil Régional du Limousin une nouvelle fois épinglé par la Libre Pensée. L'association qui défend la laïcité se dit scandalisée par une subvention de 62.000 euros à la Federacion Régionala Calendreta Dau Lemosin, qualifiée de"coquille vide" qui permet à la Région de de financer la Calendreta

L'an dernier, le tribunal administratif de Limoges avait jugé "illégale" la subvention versée par la région pour la Calendreta au motif quel'établissement ne relève pas des compétences de la collectivité. L'école était du même coup condamnée à rembourser 47 mille euros. Le conseil régional n'avait alors pas fait appel mais ses services se seraient empressés de trouver une parade selon les libres penseurs...  qui citent une note interne à la Région, envoyée anonymement dans leur boite aux lettres.

une note envoyée anonymement à l'association

Le document proposerait de passer par la Fédération Limousine des Calendretes pour soutenir par ce biais l'école occitane au lieu de le faire directement. Et au-delà du maintien de l'aide il suggère d'y ajouter 15 mille euros pour compenser en partie le remboursement de la subvention illégale.

C'est donc un scandale pour les libres penseurs qui dénoncent des "manigances" et du "clientélisme électoral ... pour tenter de s'assurer des voix à moins de 2 mois des régionales".

l'utilisation de l'argent sera contrôlée de près

Des accusations rejetées par le président du conseil régional. Gérard Vandenbrouke assure que l'argent est destiné à soutenir diverses actions de promotion de la langue et la culture occitane à travers la région. Il assure que l'utilisation des fonds sera contrôlée de près.

Les libres penseurs n'en démordent pas et comptent bien écrire au préfet pour dénoncer l'octroi de cette subvention. Ils n'ont pas encore décidé s'ils donneraient des suites judiciaires à cette affaire.