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Éducation

Inscriptions à la fac : la nouvelle plateforme déjà critiquée

jeudi 23 novembre 2017 à 9:16 Par Philippine Potentier, France Bleu Isère

Fini "APB, bonjour "Parcoursup". L’an dernier, le site internet Admission post-bac a connu plusieurs couacs. Suite à cette polémique, une concertation a été lancée pour réformer le système. Le gouvernement annonce plusieurs changements dans le but de réduire le taux d'échec à la fac.

Le site Admission post-bac sera bientôt un mauvais souvenir, place à "Parcoursup"
Le site Admission post-bac sera bientôt un mauvais souvenir, place à "Parcoursup" © Maxppp -

L'angoisse de se retrouver sans formation pour la rentrée. Si l'on en croit le gouvernement, les futurs bacheliers ne feront bientôt plus ce cauchemar grâce à la réforme de la plateforme d'admission post-bac. Le Tirage au sort et hiérarchie des vœux sont abandonnés.

Objectif ? Réduire l'échec en 1ère année

Dans ce projet de loi, les lycéens formuleront dix vœux maximum contre 24 auparavant. Pour la sélection, les universités vérifieront la cohérence entre le projet de formation de l'étudiant et de ses compétences. Les professeurs eux, donneront un « avis consultatif ». Enfin, plus de « non » catégorique, hormis pour les filières sélectives. Les futurs bacheliers verront apparaître un « oui », « oui, si » ou encore, « en attente ». Mais selon Ludovic Brun, le président de l'UNEF en Isère, le vrai problème est d'ailleurs.

" APB c'était la surface immergée de l'iceberg, mais derrière tout ça, se cache un manque d'investissements dans l'enseignement supérieur."

Avec cette nouvelle plateforme, Ludovic Brun craint que les futurs étudiants soient "frustrés" et "subissent leur orientation". Si le tirage au sort ne sera plus effectif, la réduction des vœux est une "très mauvaise chose" pour le président de l'UNEF.

Lise Dumasy, la présidente de l'Université de Grenoble Alpes se montre prudente : "Il faut que les moyens qui nous ont été promis soient évidemment versés, mais aussi renforcés. Sinon, nous n’y arriverons pas avec les moyens proposés actuellement."

Lise Dumasy, présidente de l'Université Grenoble Alpes (UGA)

Un renforcement de la sélection sociale

"Les bacheliers les moins bons vont se censurer eux-mêmes et devoir jouer la sécurité."

À peine mise en place, la plateforme qui remplace APB séduit donc peu du côté du syndicat étudiant de l'UNEF. Les futurs bacheliers émettent également des réserves. Arianne, une jeune lycéenne est préoccupée par son avenir : "On nous donne ce système-là, sans nous donner des solutions pour l'orientation directement et donc oui, là, je suis un peu en galère."

Les futurs bacheliers ne sont pas séduits par la plateforme "Parcoursup"

" Je ne suis pas du tout en confiance par rapport à mes vœux post-bac."

La plateforme sera ouverte en ligne le 15 janvier 2018 et les étudiants auront jusqu'à mars pour définir leurs vœux.

Ludovic Brun, président de l'UNEF en Isère