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Grand oral du bac: des couacs en pagaille dans l'académie de Lille

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Par , France Bleu Nord

La colère gronde du côté des élèves, de leurs parents et des enseignants: les couacs dans l'organisation de la nouvelle épreuve du grand oral du bac se multiplient dans la région. Le rectorat lui minimise les incidents.

C'est la première fois cette année qu'est organisée cette nouvelle épreuve du grand oral
C'est la première fois cette année qu'est organisée cette nouvelle épreuve du grand oral © Maxppp - PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

"J'étais convoquée lundi à 14 h mais il n'y avait qu'un seul des deux examinateurs prévus dans mon jury. J'ai quand même fini par passer mon grand oral mais avec du retard. En revanche, tous ceux qui devaient passer après moi ont été renvoyés chez eux et ils ont été de nouveau convoqués le surlendemain": voilà ce qu'a vécu cette élève de terminale du Ternois. Comme elle, la plupart des élèves qui témoignent ne veulent pas donner leur nom ni leur centre d'examen de peur des conséquences sur leur bac. 

Il y a aussi le témoignage de cette mère d'un élève de terminale de l'Arrageois: "Mon fils était convoqué lundi matin à 8 heures, il a attendu pendant 3 heures pour s'entendre dire qu'un seul examinateur était présent. On l'a renvoyé à la maison mais sur le chemin du retour, il a reçu un appel du lycée lui disant qu'il était finalement convoqué à 14 heures". Des dysfonctionnements "honteux" pour cette mère alors que les élèves sont déjà stressés par l'épreuve au cours beaucoup jouent également le fait d'avoir ou non une mention au bac. 

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Selon Thierry Quétu, secrétaire académique adjoint du SNES-FSU, la majeure partie des problèmes vient des convocations envoyées très tardivement aux enseignants: "Certains enseignants ont bien reçu leur convocation il y a 10 jours, mais certains ont découvert lundi matin qu'ils avaient reçu une convocation par mail pendant le week-end, voire lundi matin à 8 heures pour le jour même". Des convocations très tardives qui ont posé d'importants problèmes d'organisation aux enseignants mais qui ont aussi impacté les élèves. 

Thierry Quetu, secrétaire académique adjoint du SNES-FSU dans l'académie de Lille
Thierry Quetu, secrétaire académique adjoint du SNES-FSU dans l'académie de Lille © Radio France - Odile Senellart

Beaucoup d'élèves se sont retrouvés avec un seul examinateur, alors que le jury doit en contenir obligatoirement deux. Ils ont donc poireauté pendant plusieurs heures avant d'être renvoyés chez eux pour être de nouveau convoqués à une date ultérieure. Des élèves se sont aussi retrouvés devant des examinateurs qui n'étaient pas qualifiés. Pour ce grand oral, l'élève présente son sujet devant un enseignant "expert" qui connaît la spécialité de l'élève et un enseignant "candide" venu lui d'une autre discipline. Sauf qu'il est arrivé qu'il n'y ait aucun enseignant expert dans le jury et que l'élève se retrouve à présenter un sujet que les examinateurs ne maîtrisent pas du tout. Un vrai mépris envers les élèves, estime le SNES. 

Pas d'erreur dans l'organisation, explique le rectorat 

Du côté du rectorat, on relativise: les couacs ne concerneraient qu'un nombre limité de centres d'examens. Selon le rectorat, seuls 7 centres d'examen sur les 120 que compte l'académie de Lille ont signalé des problèmes d'organisation pour la journée de lundi. Selon le rectorat toujours, toutes les convocations ont bien été envoyées par mail aux enseignants 10 jours avant les épreuves. Les convocations de dernière minute s'expliquent, selon lui, par le fait que des enseignants se sont déclarés absents (malades ou cas contacts par exemple) au tout dernier moment et qu'il faut donc remplacer au pied levé. Il n'y a donc pas eu d'erreur commise dans l'organisation de l'épreuve selon le rectorat. 

Du côté du SNES, on dénonce cette organisation chaotique avec les conséquences qu'elle a pour les élèves et les enseignants mais le syndicat y voit aussi, à terme, une volonté de "casser" les épreuves du bac, maintenues malgré le contexte sanitaire. Thierry Quétu, secrétaire académique adjoint du SNES dénonce le maintien à tous prix des épreuves : "Comment avons-nous pu maintenir une telle épreuve sans préparation  pendant l'année pour l'élève, avec des demi-jauges, avec au final un examen préparé dans des conditions catastrophiques?"

Interview de Thierry Quétu, secrétaire académique adjoint du SNES-FSU

Reportage sur les couacs dans l'organisation du grand oral du bac

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