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Éducation

Grève de la surveillance du bac en Sarthe : "je ne sais pas si c'est raisonnable mais nous n'avons pas d'autre choix !"

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Par , France Bleu Maine

Invité de France Bleu Maine, le co-secrétaire du syndicat d'enseignants SNES justifie l'appel à la grève de la surveillance des premières épreuves du bac lundi prochain. C'est le moyen, dit Laurent Blancs, de s'opposer à la réforme de l'examen qui instaure une part de contrôle continu.

Le Mans, France

Menace sur le bac. Plusieurs syndicats, dont le SNES, le plus représenté dans le second degré appellent à la grève de la surveillance des premières épreuves écrites (philosophie et français), le lundi 17 juin. "Je ne sais pas si c'est raisonnable mais nous n'avions pas d'autre choix pour tenter de nous faire entendre de notre ministre qui refuse depuis plus de 18 mois d'écouter nos revendications et notre opposition à sa réforme du baccalauréat et du lycée", explique Laurent Blancs. Le co-secrétaire du Syndicat National des Enseignants du Second degré en Sarthe, invité de France Bleu Maine, veut toutefois rassurer les élèves de première et de terminale ainsi que leurs parents : "il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Nous n'avons pas l'intention de bloquer le baccalauréat ou de le désorganiser. Ce sont nos élèves qui passent ces épreuves. Nous les préparons. Nous sommes attachés au baccalauréat, beaucoup plus d'ailleurs que le ministre de l'Education (Jean-Michel Blanquer, ndlr) qui veut le détruire dès l'an prochain". Laurent Blancs indique que "c'est aux responsables académiques et aux proviseurs de prendre leurs dispositions pour que tout se passe bien".     

Opposition au contrôle continu  

Le syndicat SNES s'oppose à la réforme du baccalauréat prévue pour 2020 et 2021. Son co-secrétaire en Sarthe argumente : "monsieur Blanquer détruit le bac en mettant en place un contrôle continu qui représentera 40% de la note finale. Pour nous, cela signifie la fin du bac comme diplôme national. Ce seront des baccalauréats différents selon les établissements. Inévitablement, certains lycées auront plus la cote que d'autres. C'est notre grande inquiétude". Laurent Blancs estime que le contrôle n'est pas pertinent : "le contrôle continu réel, c'est à dire à partir du bulletin scolaire ne représentera que 10% de la note finale. Le reste du contrôle continu - 30% - sera composé de sortes de partiels, comme à l'Université, disséminés tout au long de l'année". Le co-secrétaire du SNES, estime que l'habituel stress des élèves au mois de juin, sera en réalité ressenti tout au long de l'année. "La pression va être démultipliéé. On va entrer dans une sorte 'd'évalutionnite aigüe' qui va nous conduire à enseigner en permanence pour évaluer nos élèves. Le stress sera démultiplié, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire".