Éducation

Grève des enseignants ce jeudi, une semaine après la rentrée scolaire

Par Clément Lacaton, France Bleu jeudi 8 septembre 2016 à 3:30

Manifestation d'enseignants contre la réforme du collège, à Paris en mai 2015.
Manifestation d'enseignants contre la réforme du collège, à Paris en mai 2015. © Maxppp -

Une semaine après la rentrée, plusieurs syndicats appellent à la grève des enseignants dans les collèges et lycées ce jeudi. Certains changements instaurés par le gouvernement cette rentrée ne passent pas, comme la réforme du collège.

La rentrée scolaire le 1er septembre, la première grève des profs le 8... Les syndicats d'enseignants engagent d'emblée un bras de fer avec le gouvernement, face aux nombreux changements dans les classes cette rentrée. Le premier syndicat du secondaire, le Snes-FSU, appelle à la mobilisation ce jeudi contre la réforme du collège et pour réclamer de meilleures conditions de travail. A ses côtés, la CGT, FO, Sud, le Snep (enseignement professionnel), et le Sundep (établissements privés).

Une réforme mal pensée, mal ficelée, qui ne fera pas mieux réussir les élèves"

Les crispations tournent autour de la réforme du collège, qui vient de faire son entrée dans les classes. Loin de la rentrée "apaisée" qu'elle promettait, la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem va devoir faire face à sa première grève de l'année. Il faut dire que cette réforme a déjà fait descendre dans la rue des milliers de professeurs depuis son annonce il y a un an et demi. "En quelques jours, la réforme du collège a montré son vrai visage, une réforme mal pensée, mal ficelée (...), qui ne fera pas mieux réussir les élèves", a dénoncé mercredi le Snes-FSU dans un communiqué. Selon la ministre, il n'y aurait que 5 à 10% de collèges réticents.

Un "acte fort"

Cette réforme installe notamment dans les collèges les EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires : plusieurs disciplines dans un même cours. L'intersyndicale redoute une "mise en concurrence" des matières et des établissements, un affaiblissement des disciplines traditionnelles et un grignotage des heures d'enseignement. Elle promet un "acte fort" pour "poser le conflit". D'autres syndicats, pro-réforme ceux-là, comme le SE-Unsa, s'opposent à cette grève. Selon son secrétaire général, Christian Chevalier, "la majorité" des enseignants "entreront dans le dispositif". Le Sgen-CFDT parle de phase de "construction" et veut laisser le temps à cette réforme de s'installer. Plusieurs candidats potentiels à l'élection présidentielle promettent d'ores et déjà son abrogation.

Des cortèges partiront ce jeudi de la place de la Sorbonne à Paris, et dans plusieurs villes de France.

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