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Grève des enseignants en Occitanie : "La colère monte dans les rangs", assure le SNES-FSU

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Par , France Bleu Occitanie

Six fédérations syndicales d'enseignants appellent à la grève, ce mardi 26 janvier, partout en France, pour demander plus de moyens et dénoncer la gestion de la crise sanitaire dans les établissements scolaires. Il y a plusieurs manifestations sur le territoire midi-pyrénéen.

Pierre Priouret, secrétaire académique du SNES-FSU en Occitanie, annonce que "la colère monte chez les enseignants" dans notre région.
Pierre Priouret, secrétaire académique du SNES-FSU en Occitanie, annonce que "la colère monte chez les enseignants" dans notre région. © Radio France - Jeanne-Marie Marco

Des défilés sont organisés partout dans notre région, ce mardi 26 janvier, par les syndicats de l'Education nationale. À Toulouse, le rendez-vous est donné sous l'Arche Marengo ce mardi matin. Manif aussi notamment à 11h à Cahors, Foix et Auch, 14h à Albi, et 14h30 à Montauban. Au cœur de leur colère : les enseignants qui vont y participer réclament davantage de moyens alors que la prochaine carte scolaire disent-ils ne tient pas compte des besoins réels par territoire et dénoncent aussi la gestion de la crise sanitaire. 

Un investissement pour attirer les jeunes vers les métiers de l'enseignement

À la question : "Est-ce vraiment le moment de descendre dans la rue ?", Pierre Priouret, secrétaire académique du SNES-FSU en Occitanie répond sans détour : "Cela fait dix ans que le pouvoir d'achat des enseignants est gelé". C'est une question "d'investissement pour l'avenir, pour attirer les jeunes vers les métiers de l'enseignement" pour le représentant syndical.

La prime promise à la rentrée par le ministre de l'Éducation nationale reste "à l'état de promesse" pour l'instant. "Les discussions se poursuivent dans le cadre du Grenelle de l'éducation", déplore-t-il.

L'académie de Toulouse va perdre 55 professeurs "qui ne seront pas devant les élèves à la rentrée prochaine", déplore Pierre Priouret. Le recteur de l'académie, Mostafa Fourar, lui assure que des heures supplémentaires seront prévues pour compenser.

"Ça ne console personne parce que la réalité, c'est que nos collègues font déjà pas mal d'heures supplémentaires et quel service vont-ils pouvoir rendre aux élèves en ayant une classe supplémentaire à suivre tout au long de l'année", lui répond le secrétaire académique du SNES-FSU.

Le rectorat profite de la baisse des effectifs dans les petits départements pour accompagner ceux de Haute-Garonne selon les syndicats qui craignent de voir les départements ruraux laissés pour compte.

"L'exemple le plus emblématique, c'est l'Aveyron, explique le leader syndical, l'Aveyron qui va perdre 35 professeurs à la rentrée prochaine, c'est quelque chose d'assez énorme et pratiquement jamais vu ces dernières années", explique Pierre Priouret. "On a déjà des exemples de lycées, dans le Gers par exemple, où des enseignements affichés sur la plaquette ne pourront pas être proposés aux élèves à la rentrée."

Pour un protocole sanitaire vraiment renforcé

On sait que le coronavirus circule dans les écoles, collèges et lycées et les enseignants ne craignent pas pour leur santé, selon leur représentant. "C'est surtout un risque qu'on fait prendre à l'ensemble de la population en n'organisant pas un protocole sanitaire renforcé. Rien n'a encore été fait dans les collèges notamment."

Il milite lui aussi pour garder les écoles le plus longtemps possible ouvertes, mais il affiche, avec son ministre de tutelle, un profond désaccord sur la manière de l'envisager.

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