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Grève des enseignants : les inquiétudes des professeurs drômois

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Les professeurs se mobilisent ce mardi en France. Ils demandent un plan d'urgence pour l'éducation et dénoncent une baisse de leurs moyens. Une manifestation est prévue à 14h à Valence. Les enseignants nous donnent les raisons de leur colère.

Une manifestation prévue à 14h à Valence esplanade du Champ de mars ce mardi.
Une manifestation prévue à 14h à Valence esplanade du Champ de mars ce mardi. © Radio France - Timour Ozturk

Les professeurs se préparent à la grève. Un appel national est lancé ce mardi par cinq syndicats. Ils dénoncent une baisse des moyens et demandent un plan d'urgence pour l'éducation. L'appel est relayé dans l'académie de Grenoble où la suppression de 160 postes a été annoncée. Plusieurs sujets inquiètent les professeurs drômois.

Quel avenir pour les REP ?

Les inquiétudes sont particulièrement fortes dans les établissements des réseaux d'éducation prioritaires (REP). Ils ont les élèves les plus difficiles, et subissent d'autant plus le manque d'effectifs. "Notre CPE est absente jusqu'aux vacances de février. Nous espérons qu'elle va reprendre à la rentrée, mais elle n'est pas remplacée. Nous n'avons pas d'assistante sociale non plus", constate Sandrine Faure, professeure mathématiques au collège Paul Valéry à Valence.

Un manque particulièrement douloureux après la crise sanitaire, dont elle constate les effets sur les élèves les plus fragiles : "On a des élèves de sixième qui ne connaissent pas leurs tables de multiplication, des élèves qui ne comprennent pas le sens d'une opération et qui n'arrivent pas à lire un énoncé."

L'autre inquiétude, c'est la fin annoncée du système d'éducation prioritaire REP et de la compensation financière des enseignants qui va avec. "Si on n'est plus labellisé REP et qu'on perd ces moyens-là, autant aller enseigner ailleurs, avec des publics plus simples. Mais qui va rester en REP ?", s'interroge Amélie Chapapria, maîtresse à l'école Langevin de Romans.

Des élèves en plus, des heures en moins

Pascal Michelon, professeur de mathématiques et sciences au lycée professionnel Victor Hugo de Valence s'inquiète de "suppressions de postes massives comme on en a rarement eu". Il constate dans son établissement _"32 heures de poste en moins_, ce qui représente environ deux postes d'enseignants".

"Il faut savoir que l'on accueille un public assez défavorisé socialement et sur le plan scolaire", précise-t-il, "à qui l'on donne moins de mathématiques, moins d'histoire-géographie, moins d'anglais. Pour faire court, depuis la réforme Blanquer de la voie professionnelle il y a deux ans, _l'enseignement général a été divisé par deux_."

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