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Éducation

Grève des enseignants pendant les épreuves du bac : "un mouvement sans précédent" en Mayenne pour les syndicats

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Par , France Bleu Mayenne

Plusieurs syndicats appellent les enseignants à se mettre en grève lundi, et à ne pas surveiller des épreuves. Un appel à la grève, notamment contre la réforme du lycée. En Mayenne, il pourrait y avoir des perturbations.

Des candidats au baccalauréat passent l'épreuve de philosophie (illustration).
Des candidats au baccalauréat passent l'épreuve de philosophie (illustration). © Maxppp -

Mayenne, France

"C'est assez stupéfiant d'en arriver là en France aujourd'hui en 2019" : plusieurs syndicats de professeurs appellent à une grève de la surveillance des examens pour le premier jour du baccalauréat général, le lundi 17 juin.

Faut-il craindre d'importantes perturbations en Mayenne ? "Probablement qu'un certain nombre de mayennais seront grévistes, nous en tout cas, c'est l'appel qu'on a lancé", affirme Gérard Pigois, le secrétaire départemental du syndicat FSU. "On nous parle sans arrêt de dialogue social, mais force est de constater qu'on est à 48 heures de l'ouverture du bac général, et que pour l'instant, c'est silence radio au ministère de l'Education nationale, silence radio au ministère de l'Agriculture", ajoute-t-il.

Quand les équipes en sont réduites à se mobiliser, à refuser à participer, soit comme membre du jury pour des oraux ou des écrits, ou de surveiller, c'est qu'on est dans une situation qui va très très mal ! – Yoann Vigner

Pour Yoann Vigner du syndicat SNETAP-FSU, "C'est un mouvement sans précédent parce qu'il mobilise des collègues par rapport à un moment fort de l'année, qu'est le passage des diplômes, et donc le bilan d'un travail de deux, voire trois années avec les élèves."

Déjà des perturbations pour le bac technologique et professionnel

Les épreuves du bac technologique et du bac professionnel ont déjà démarré, depuis le 4 juin dernier. Des enseignants ont déjà exercé leur droit de grève : "On a un nombre de collègues conséquent qui ont renvoyé leur convocation aux autorités académiques, que ce soit celles de l'enseignement agricole, comme de l'Education nationale, pour signifier leur opposition aux différentes réformes", explique Yoann Vigner. 

Selon le syndicaliste, des épreuves ont été perturbées : "Il a fallu reconvoquer d'autres enseignants, pas forcément sur les mêmes horaires, donc il y a eu des décalages dans les convocations. Des collègues dans mon établissement sont convoqués à deux endroits le même jour."

"On sait que dans les oraux qui vont arriver aussi c'est que, ce qui est craint par le ministère, c'est qu'un certain nombre de candidats ne puisse pas passer leurs épreuves au moment où ils sont convoqués. Cela fait des semaines et des semaines qu'on propose le dialogue et qu'on propose d'avancer sur un certain nombre de sujets, la porte reste close", ajoute-t-il.

C'est inédit dans l'histoire de l'enseignement agricole et ça veut dire que ça va très très mal. Le fait de piétiner la démocratie sociale depuis des mois et des mois par ce gouvernement, et ils porteront l'entière responsabilité de ce qu'il se passera à partir de la semaine prochaine. – Yoann Vigner

Comment les choses vont-elles se passer ? Pour Gérard Pigois, "Ce dont on est sûr, c'est que le ministère a déployé beaucoup de moyens pour recruter un nombre assez important de personnel pour parer à l'éventualité d'une participation massive au mouvement. Le ministère a un discours assez rassurant en direction de l'opinion, mais en même temps, on sent bien qu'il y a une forme de fébrilité, puisqu'on voit bien qu'il essaie d'organiser, et d'anticiper un mouvement qui peut être important." Les syndicats promettent d'autres actions plus fortes, notamment le blocage du centre de correction des copies du baccalauréat professionnel, à Rennes. 

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