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Éducation

Handiday: 40 enfants rassemblés pour une rencontre sportive réunissant voyants et malvoyants

mercredi 10 avril 2019 à 18:41 Par Marianne Yotis, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Ce mardi 9 avril, le Comité Régional Handisport a organisé la douzième journée Handiday: un échange de vues. Au gymnase de Thury-Hartcourt, 40 enfants du Calvados et de la Manche ont participé à une rencontre sportive. L'occasion de découvrir des activités adaptées à leurs besoins.

La journée Handiday: un échange de vues permet la rencontre entre les enfants voyants et malvoyants qui font du sport dans les même conditions.
La journée Handiday: un échange de vues permet la rencontre entre les enfants voyants et malvoyants qui font du sport dans les même conditions. © Radio France - Marianne Yotis

Thury-Harcourt, France

Devant le mur d'escalade, Mathilde, sept ans, enfile son baudrier. Mal voyante de naissance, elle vient chaque année à la journée Handiday. Même si elle ne distingue pas clairement les prises, elle grimpe avec assurance. En bas, son amie Marie-Lou et l'encadrant lui donnent des indications. 

Malgré son handicap, Mathilde n'a aucun mal à grimper le mur d'escalade - Radio France
Malgré son handicap, Mathilde n'a aucun mal à grimper le mur d'escalade © Radio France - Marianne Yotis

"En dehors, elle pratique du sport avec la ville de Bayeux qui propose des activités de découverte de différents sports mais cette journée c'est l'occasion de découvrir de nouvelles activités, comme l'escalade car il n'y a pas de mur à Bayeux. Et ça permet aussi de découvrir comment elles peuvent être adaptées pour les enfants malvoyants" raconte sa mère Florence. 

Des activités adaptées et du personnel formé pour encadrer la journée. Tout est fait pour limiter les contraintes pour les enfants malvoyants afin qu'ils puissent profiter de la journée en compagnie de leurs camarades voyants.

"Le principe c'est d'associer des jeunes qui sont déficients visuel avec soit des camarades d'école soit des frères et sœurs qui sont voyants pour passer sur cinq ateliers différents et réaliser des challenges et leur faire découvrir des activités auxquelles ils n'auraient pas forcément accès", explique Murielle Elissalde, directrice du comité régional Handisport. 

Pour la course, ce sont les malvoyants qui guident leurs camarades, qui eux ont les yeux bandés.  - Radio France
Pour la course, ce sont les malvoyants qui guident leurs camarades, qui eux ont les yeux bandés. © Radio France - Marianne Yotis

Faire découvrir et encourager la pratique d'une activité en club

Par petits groupes, les enfants passent d'une activité à l'autre. Au programme de l'escalade, du tir à la sarbacane, du judo, de la course en binôme et même du tir à l'arc! 

Les encadrants accompagnent les enfants, pour la plupart débutants, dans la prise de l'arc et guident les mains pour bien viser. Même si la vision est réduite, la plupart peuvent, en se concentrant sur un point précis, repérer la cible.

Au tir à l'arc, les enfants sont accompagnés par l'équipe encadrante  - Radio France
Au tir à l'arc, les enfants sont accompagnés par l'équipe encadrante © Radio France - Marianne Yotis

Un peu plus loin, Cyriel compte ses points. Lui aussi vient depuis plusieurs année au Handidays. Déjà vainqueur il y a deux ans, il vise le podium. Avec son copain Damien qui l'accompagne, ils ont bien réussi le tir à la sarbacane.

"J'ai mon œil pile sur la flèche. Quand je me concentre je en vois pas la cible mais je vois les autres ronds de couleur donc je me dis c'est cette couleur là. Par exemple si je ne vois pas la couleur rouge, je suis en train de viser la couleur rouge, si je ne vois pas la couleur jaune, c'est vers la couleur jaune que ça va. Ensuite ça marche au ressenti" précise Cyriel.

Cyriel et Damien enchaînent les points au tir à la sarbacane. - Radio France
Cyriel et Damien enchaînent les points au tir à la sarbacane. © Radio France - Marianne Yotis

Si beaucoup d'enfants sont venus avec leur copains d'école, Tom 9 ans est venu avec son cousin Léo. les deux garçons ont le même âge et s'entendent bien. Lors de cet après-midi, ils ont pu faire de l'escalade ensemble. Tous deux débutent. Léo grimpe pour la première fois alors que Tom avait fait une initiation. Ils s'encouragent mutuellement lors de la montée. 

On pouvait choisir de venir avec quelqu'un et moi j'ai choisi mon cousin car j'aime bien passer du temps avec lui - Tom.

Lors de l'atelier judo, les deux cousins Léo et Tom partagent un moment de complicité, qui tourne rapidement au match de catch! - Radio France
Lors de l'atelier judo, les deux cousins Léo et Tom partagent un moment de complicité, qui tourne rapidement au match de catch! © Radio France - Marianne Yotis

Le tout sous l’œil amusée de Gwenaëlle, la mère de Tom.  C'est la première fois qu'elle a l'occasion d'accompagner son fils à la journée Handiday. 

"Heureusement qu'il existe des journées comme ça pour lui parce que ça lui permet de faire du sport comme tout le monde. Les clubs qu'on a essayé ne sont pas adaptés et les encadrants non plus. Là ils sont en train de s'amuser et de passer un bon moment tous les deux comme les enfants de leur âge" sourit-t'elle.

Un défi pour le comité régional handisport qui essaye d'encourager la pratique en club. "S'ils ont envie de faire du sport on essaye de les accompagner vers un club près de chez eux qu'on a choisi au préalable qui sera susceptible de les accueillir avec du matériel et du personnel adaptés à leurs besoins" conclue la directrice Murielle Elissalde.