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Éducation

Harcèlement scolaire : après le cri de colère d'une maman, nouveaux témoignages de victimes en Indre-et-Loire

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Par , France Bleu Touraine

Nouveaux témoignages de victimes de harcèlement scolaire en Indre-et-Loire. Les enfants et parents dénoncent une inaction des directions et expriment une souffrance extrêmement lourde à vivre au quotidien.

Des enfants sont victimes de harcèlement scolaire en Indre-et-Loire. Illustration
Des enfants sont victimes de harcèlement scolaire en Indre-et-Loire. Illustration © Maxppp - Alexandre MARCHI/PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Indre-et-Loire, France

Au moins deux victimes ont réagi suite au premier témoignage d'une mère tourangelle d'un garçon de 12 ans harcelé à l'école sur France Bleu Touraine. Cette maman a créé l'association "Stop Harcèlement Scolaire 37" pour lutter contre cet enfer. D'autres familles tourangelles souffrent, dont celle d'un garçon de 11 ans en sixième dans un collège d'Indre-et-Loire. 

"Ils m'insultaient, ils me tapaient. C'était aussi dans les couloirs quand on changeait de classes. Il y avait plein d'embrouilles comme ça. J'en avais marre, je me suis défendu. Je les repousse. J'en ai marre de me faire taper taper taper taper... à longueur de journée, quasiment tous les jours" raconte le collégien

Après de multiples brimades et coups répétés depuis septembre, sa dernière agression lui a valu un arrêt maladie de 14 jours. "Il y a en a un en vélo qui m'a fait tomber par terre, après il m'est passé dessus avec son vélo." Sa maman ajoute désemparée qu'il "nous a _fait un burn out au collège. Il disait "je ne veux pas y aller"_. Le médecin lui a mis 14 jours d'arrêt maladie parce qu'il a vu sa détresse, avec les cauchemars il dort quasiment pas alors que ce n'est pas du tout son genre".

"La direction ne fait rien"

L'enfant - qui montre une force malgré tout - est fatigué, et en colère que "rien ne soit fait" après ces mois de souffrance. "On a eu plein de convocations mais la direction ne veut pas admettre que c'est du harcèlement. J'en ai marre moi. La direction ne fait rien. Ce n'est pas juste car c'est toujours ceux qui sont harcelés qui doivent changer de collège, et pas ceux qui harcèlent." La maman raconte que "ce n'est pas reconnu car il répond ou est un peu plus en avance". Le collégien se défend, alors "ils ont dit non, ce sont des jeux d'enfants. C'est grave" dépeint la mère de famille.

"Eux il leur faut un mort sur la conscience pour faire quelque chose" dit le jeune garçon

Un enfant trop en avance ?

Mais Hélène Gervais, inspectrice académique chargée du harcèlement scolaire met en garde sur le terme qu'il "ne faut pas utiliser à tout propos". Elle qualifie la situation de "difficultés de relation avec ses camarades, du fait que l'enfant est précoce. _A la fois, les autres l'embêtent, mais lui est un enfant précocement intelligent qui méprise et insulte ses camarades_"

"Qu'il y ait une tendance à minimiser, ça c'est vrai. Je l'observe de la part des chefs d'établissements parce que sinon, quotidiennement, on ouvrirait 10 dossiers de harcèlement dans un collège. A cet âge de la pré-adolescence les rapports sont parfois un petit peu rugueux, les paroles un peu... bon, voilà, ça fait partie de l'adolescence."

L'inspectrice "demande aux chefs d'établissement de tout mettre en place et d'être extrêmement vigilants. _Il ne faut pas au prétexte de ne pas dramatiser minimiser ces situations_".

Plus de 60 cas de harcèlement scolaire ont été relevés par l'inspection académique en Indre-et-Loire sur l'année scolaire 2017-2018, dont 10 enfants qui ont changé d'établissement scolaire.

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