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Éducation

"Ils me tapaient, me crachaient dessus, je les laissais faire" : le témoignage d'Elisa, harcelée en primaire à Limoges

jeudi 9 novembre 2017 à 11:51 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin et France Bleu

Ce jeudi c'est la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. Un fléau qui touche 700.000 élèves par an en France et qui peut avoir de graves répercussions, comme en témoigne Elisa. Cette Limougeaude aujourd'hui adolescente a vécu deux ans de calvaire lorsqu'elle était en primaire.

En France, 700.000 élèves sont confrontés au harcèlement scolaire chaque année (photo d'illustration)
En France, 700.000 élèves sont confrontés au harcèlement scolaire chaque année (photo d'illustration) © Maxppp - Alexandre MARCHI

Limoges, France

Dans l'académie de Limoges une quarantaine de cas de harcèlement avérés a été traitée l'an dernier par la cellule dédiée qui se charge de ces questions au rectorat. Le ministère de l'éducation nationale estime pour sa part que 700.000 élèves sont concernés chaque année en France. Une nouvelle campagne de sensibilisation est donc lancée en cette journée nationale de lutte contre le harcèlement.

Elisa, une adolescente Limougeaude a accepté de nous confier son histoire. Elle témoigne au micro de Nathalie Col des brimades et coups subis lorsqu'elle était en primaire, dans une école de Limoges

Je n'avais pas de coquard, mais j'avais mal, ils me donnaient des coups de poing" - Elisa

Lorsque le harcèlement a commencé, Elisa avait 7 ans. "On disait que j'étais naine, on se moquait de ma dentition. Au début ça ne me faisait rien et puis j'ai commencé à pleurer, à être angoissée de venir à l'école", raconte-t-elle. "Ça m'arrivait qu'ils viennent me voir, ils étaient 4-5, ils me mettaient dans un coin de la cour où il n'y avait pas de surveillants, ils me tapaient, ils me crachaient dessus. Je n'avais pas de coquard, mais j'avais mal, ils me donnaient des coups de poing. Je me laissais faire et je ne pouvais pas faire autrement, j'étais toute seule, c'est compliqué."

Aujourd'hui, je suis fière d'avoir surmonté ça"

Elisa ne veut pas inquiéter ses parents, mais chaque jour son angoisse augmente. Elle devient anorexique. Sa mère n'arrive pas à la faire parler, jusqu'au jour où elle l'emmène à l'hôpital et où elle réalise ce qui se passe. "Au début, on a l'impression que c'est une petite fâcherie avec une copine, des petits mots comme ça, mais à ce point, non, c'était de la persécution". Elisa est alors suivie par une psychologue et change d'école. Aujourd'hui âgée de 14 ans, elle s'en est sortie : "A cette époque là, je pensais que la vie c'était nul, aujourd'hui je suis fière d'avoir surmonté ça".

Le conseil d'Elisa, pour tous ceux qui subissent du harcèlement, c'est surtout de ne pas attendre pour en parler. Ça peut être aux parents, aux enseignants, ou encore en téléphonant au 3020, un numéro vert« NON AU HARCÈLEMENT» mis en place par le gouvernement.