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Éducation

Harcèlement scolaire : une Montoise veut intervenir dans les écoles pour redonner confiance aux enfants

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Par , France Bleu Gascogne

Son fils, aujourd'hui âgé de 13 ans, a été victime de harcèlement scolaire. Il lui a avoué qu'il avait pensé à se suicider. Alors, Sophie Chague, qui habite Mont-de-Marsan, veut lutter contre ce problème de harcèlement. Elle voudrait créer un réseau de bénévoles pour intervenir dans les écoles.

Le fils de Sophie Chague a été victime de harcèlement scolaire
Le fils de Sophie Chague a été victime de harcèlement scolaire © Radio France - Valérie Mosnier

Département Landes, France

Comment lutter contre le harcèlement scolaire ? Une Montoise voudrait créer un réseau de bénévoles dans les écoles pour aider les enfants. Sophie Chague est maman de trois enfants, son fils de 13 ans a été victime de harcèlement quand il était en CM2. Témoignage. 

France Bleu Gascogne : Pourquoi vouloir créer ce réseau de bénévoles ?

Sophie Chague : Je suis avant tout une maman de trois enfants et mon fils aîné a vécu des moments très difficiles. Cette histoire là a profondément marqué cette décision d'agir et de me dire je dois essayer de changer ça. Et puis, ces enfants dont on entend parler, qui mettent fin à leurs jours parce qu'ils ont vécu des choses, dans le cadre de l'école, qui sont difficiles et qu'ils n'ont pas supporté. Ce sont les deux déclics, le dernier c'était en juin où une petite fille de plus. Là je me suis dis, il faut que ça s'arrête, il faut faire quelque chose, il faut participer. On est tous là pour donner un peu au monde. Moi, à mon petit niveau, je peux permettre ça et bien voilà, j'ai décidé d'aider comme ça les enfants qui en ont besoin. 

Votre fils a vécu des situations de harcèlement scolaire ?

Il a vécu deux situations délicates avec des adultes, dans le cadre de l'école. Et puis en CM2, effectivement, du harcèlement avec des insultes, des injures, de la mise à l'écart, des enfants qui le tapaient, etc. 

Il a fini par vous dire : "Je n'en peux plus" ?

Non. Il n'a jamais rien dit. Il en a parlé une fois parce que c'est moi qui ai été insultée. ce jour là, il m'en a parlé. Je suis allée voir l'institutrice qui n'a pas vraiment agi. En fait, c'est à sa rentrée en 6e. Un jour en discutant avec lui, en essayant de préparer cette rentrée là, il m'a dit : "Tu sais maman, un jour j'ai pensé à me suicider". Mon cœur de maman a vraiment fondu, et le deuxième déclic c'était cette petite fille. Je me suis dis mon fils a failli faire ça, aurait pu le faire, cette petite fille elle l'a fait... Comment est-ce que je peux faire en sorte qu'il n'y ait plus d'enfant qui fasse ça ?

Vous idée c'est d'intervenir dans les écoles, parler aux enfants ?

Mon idée c'est de venir apporter les compétences de coach, tout ce que j'ai testé sur mon fils, pour voir comment je peux aider les enfants. Intervenir en groupe ou alors s'il y a un cas difficile, en fonction de la discussion qu'il pourrait y avoir avec l'enseignant. Mais l'idée c'est d'intervenir plutôt en groupe, de permettre aux enfants de prendre conscience qu'ils ont le droit d'être différents, de ne pas aimer les mêmes choses que les autres. Ce n'est pas parce qu'ils vivent des moments difficiles à l'école que leur vie est terminée et qu'ils ne s'en remettront pas. Finalement, leur donner de l'espoir dans tout ça et leur dire qu'il y a des solutions pour s'en sortir. Ils ne sont pas obligés de subir tout ça. 

Et qu'un enfant, s'il est témoin d'une situation de harcèlement doit le signaler ?

Tout à fait. C'est l'effet papillon. On a tous un impact dans le monde et je veux que les enfants prennent conscience que, non seulement si eux vivent ça, ils doivent en parler, mais en plus s'ils le voient il faut en parler, faire intervenir un adulte parce que juste le fait d'avoir fait ça, ça peut changer la vie de cet autre enfant, qui vit ces difficultés. 

Ce message vous voulez le faire passer aux plus jeunes et jusqu'au lycée ?

Tout à fait. Il n'y a pas d'âge de début. Les enfants sont très durs entre eux, dès la maternelle. je suis intimement persuadée que si on inculque ça, on va changer une génération d'adultes. On va changer tous ces gens, qui aujourd'hui viennent me voir moi, en tant que coach, parce qu'ils n'ont pas confiance en eux, parce qu'ils ont subi des moqueries quand ils étaient à l'école, parce qu'ils ont subi des choses qui les ont profondément affecté. Je suis persuadée que ça part de la petite enfance et si on change ça, on peut changer cette génération d'adultes qui aujourd'hui est malheureuse. 

Comment créer ce réseau ?

J'ai déjà reçu des témoignages d'autres coachs qui sont prêts à me suivre dans la démarche. Si je trouve le moyen d'intervenir dans les écoles, on va le faire ensemble, dans le plus d'écoles possibles pour aider le plus d'enfants possibles

Tout ça, de manière bénévole ?

Bien sûr. L'idée est vraiment de contribuer au monde, de donner quelque chose aux autres pour aider les enfants à être plus heureux.

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