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Éducation

Hausse des frais d'inscription pour les étudiants non-européens : des exonérations "individuelles" à Grenoble

vendredi 18 janvier 2019 à 16:52 Par Justine Dincher, France Bleu Isère

Des présidents d'université françaises ont lancé une fronde contre la forte hausse des frais d'inscription pour les étudiants extra-communautaires. À Grenoble, le président de l'UGA s'engage à exonérer les étudiants qui en ont besoin.

A la rentrée 2019/2020, les frais d'inscription pourraient s'envoler pour les étudiants extra-communautaires (image d'illustration).
A la rentrée 2019/2020, les frais d'inscription pourraient s'envoler pour les étudiants extra-communautaires (image d'illustration). © Maxppp - Christophe Agostinis

Grenoble, France

Entre 4.500 et 5.000 étudiants pourraient être concernés à Grenoble. Dès la rentrée prochaine, les étudiants étrangers non-européens devraient payer beaucoup plus chers leurs droits d'inscription à la faculté. Cette hausse, annoncée par le gouvernement il y a quelques semaines, doit permettre de financer l'accueil de ces étudiants en France, mais certains présidents d'université ne souhaitent pas appliquer cette forte augmentation des tarifs.

Une année d'étude coûte en moyenne 11.000 euros

Six universités françaises -Clermont-Auvergne, Toulouse Jean-Jaurès, Lyon 2 ou encore Rennes 2) viennent d'annoncer qu'elles n'appliqueraient pas cette mesure. À l'université de Grenoble Alpes (UGA), le président demande la suspension de cette mesure, dont le décret n'a pas encore été signé. Pour Patrick Lévy, "on pourrait éventuellement comprendre cette hausse, sur la base du fait qu'un certain nombre de gens peuvent avoir les moyens de participer à ce que coûte une année d'enseignement, c'est-à-dire en moyenne 11.000 euros". 

Mais selon le président de l'UGA, cette mesure "prise sans concertation" s'oppose au principe de solidarité. Les universités grenobloises accueillent par exemple de nombreux élèves originaires de pays africains ou maghrébins, "qui sont des partenaires et qui représentent un vivier très important pour les étudiants en licence, en master et en doctorat".

Des exonérations "autant que nécessaire"

Si cette mesure est maintenue, l'UGA présidée par Patrick Lévy étudiera les situations au cas par cas et s'engage à exonérer les étudiants qui sont dans le besoin : "Nous exonérerons tous les étudiants qui en ont besoin, et nous le ferons autant que nécessaire. On sait que cela sera possible, c'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas trop de difficultés à dire aux étudiants internationaux qu'il faut qu'ils viennent à Grenoble. C'est le paradoxe : aboutir à cette exonération massive serait une solution individuelle pour les étudiants, mais un énorme gâchis par rapport au plan d'attractivité présenté par le gouvernement."