Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"Il faut nous donner les forces de maintenir ces écoles ouvertes", alerte le SNUIPP FSU de la Vienne

-
Par , France Bleu Poitou

Journée de mobilisation dans l'Education nationale ce mardi. Dix syndicats appellent à la grève pour dénoncer les suppressions de postes, les salaires trop bas, les classes surchargées et le protocole sanitaire insuffisant. Gilles Tabourdeau, du SNUIPP FSU de la Vienne était sur France Bleu Poitou.

Gilles Tabourdeau, le secrétaire départementale du SNUIPP-FSU dans la Vienne
Gilles Tabourdeau, le secrétaire départementale du SNUIPP-FSU dans la Vienne - Manon Derdevet

Dix syndicats mais aussi des infirmières scolaires et même la fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), tous appellent à la grève ce mardi 26 janvier dans les écoles, collèges, lycées et université, des cortèges sont prévus à Niort à 10h30 et Poitiers à 14 heures. Une mobilisation sociale contre les suppressions de postes, et la gestion sanitaire du covid, et pour la revalorisation des salaires. Gilles Tabourdeau, le secrétaire départementale du SNUIPP-FSU dans la Vienne, premier syndicat d'enseignants du primaire était l'invité de France Bleu Poitou.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Maintenir les écoles ouvertes le plus possible

"La pandémie a révélé qu'il fallait plus et mieux d'écoles. Cela aurait du être l'occasion de repenser l'école autrement. Plus d'enseignants pour faire des classes dédoublées, plus d'enseignants pour faire des classes spécialisées pour aider les élèves qui ont souffert du premier confinement de mars, plus de remplaçants pour limiter les brassages et les contagions, plus de formations. On a attendu mais toujours rien", déplore l'enseignant qui insiste sur la nécessité de maintenir les écoles ouvertes durant cette période. "Il faut nous donner les forces de maintenir ces écoles ouvertes en période pandémique et améliorer les conditions d'apprentissage des élèves."

La question des salaires est également au centre des revendications. "Un enseignant qui débute, il a bac + 5 et il commence à 1.450 euros net en début de carrière et après 15 ans touche 2.100 euros", des salaires largement en dessous de leurs collègues allemands. "Il y a aussi tous les personnels ultra précaires de la fonction publique d'éducation, je pense notamment aux AED. Et puis les AESH qui travaillent avec des enfants en situation de handicap et qui sont dans une très grande précarité", poursuit-il.

Une nouvelle carte scolaire "particulièrement sanglante"

Il dénonce aussi la nouvelle carte scolaire de la Vienne. "Elle s'annonce particulièrement sanglante. A la rentrée prochaine, l'académie a une dotation de zéro. Il faut que la Vienne rende quatre postes à l'académie. On supprime quatre postes d'enseignants auquel il faut ajouter 35 postes qui représentent les priorités ministérielles (...) donc on va devoir fermer 39 postes en premier et les priorités départementales passent en second", estime Gilles Tabourdeau.

"Il manque des personnels de remplacements, il manque des personnels de réseau d'aide pour les élèves en difficulté, il manque des moyens pour tous les directeurs." Le département perd cette année 777 élèves mais selon le responsable syndical "on n'en profite pas pour améliorer les conditions d'apprentissage des élèves."

Conséquence de cette situation, de moins en moins de personne veulent être professeurs. "Notre métier ne fait plus rêver, on a une crise du recrutement qui peine à se résorber."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Le problème d'un protocole sanitaire insuffisant

Autre problème majeur, le protocole sanitaire. "On doit à la fois maintenir les écoles ouvertes (...) mais derrière ça on a besoin de protection sanitaire pour les personnels." Il souhaite notamment que les masques en tissus distribués aux enseignants soient remplacés par des masques chirurgicaux de type 2. 

"On a aussi des manques de points d'eau dans les établissements. Quand on a six lavabos pour faire passer une centaine d'élèves pour se laver les mains cinq fois par jours c'est insuffisant." Il dénonce aussi une distanciation physique très difficile à appliquer dans les établissements. "Il y a des solutions. Recruter des personnels enseignants qualifiés, formés", milite Gilles Tabourdeau.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess