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"Il y a certaines épreuves du bac qu'il va falloir supprimer", estime un syndicaliste enseignant toulousain

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Par , France Bleu Occitanie

Les collégiens et lycéens font leur retour en classe physiquement ce lundi 3 mai, après le confinement. Mais l'enseignement reste "compliqué" selon un représentant du SNALC, le syndicat des collèges et lycées. Et il s'inquiète de la possible suppression d'épreuves du baccalauréat.

Jean-François Berthelot, représentant du SNALC dans l'académie de Toulouse
Jean-François Berthelot, représentant du SNALC dans l'académie de Toulouse © Radio France - Jeanne-Marie Marco

Jean-François Berthelot du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) dans l'académie de Toulouse était dans le studio de France Bleu Occitanie, ce lundi 3 mai, pour évoquer le retour des collégiens et lycéens dans les salles de classes.

Vous allez enfin retrouver vos élèves ce matin après un mois sans aucun cours en présentiel. L'attente a été longue ?

C'est toujours trop long d'être loin de ses élèves, mais on les retrouve. On les a déjà retrouvés. On ne les avait pas perdus puisqu'on était en distanciés. On reste auprès d'eux, bien sûr. 

Une rentrée en demi-jauge dans les lycées, comme c'était déjà le cas avant le confinement. C'est un retour à la case départ ?

C'est le quotidien des personnels de l'Éducation nationale de faire des allers-retours sur les consignes. Mais le SNALC était très demandeur de ce travail en demi-jauge pour éviter justement le trop grand brassage à l'intérieur des établissements scolaires. Il faut le saluer, c'est évident. Mais effectivement, un coup en avant, un coup en arrière, c'est un peu compliqué pour nous.

Les élèves ont cours en présentiel une semaine sur deux. C'est aussi simple ?

Ça a longtemps dépendu de chaque établissement. Ils faisaient un peu comme ils pouvaient le faire. Il faut saluer ici le travail des personnels et des chefs d'établissement, qui font tout ce qu'ils peuvent pour organiser tant bien que mal ces rotations. C'est compliqué pour tout le monde et c'est surtout compliqué pour les élèves. Parce que vous imaginez bien qu'avoir un cours en présence puis en distance, c'est très compliqué.

Quand l'élève est chez lui, il peut suivre le cours via une visioconférence ?

Certains établissements ont réussi à s'organiser pour essayer de rendre la salle de classe performante sur le plan médiatique. Mais vous vous doutez bien qu'avec le nombre d'établissements qu'il y a dans notre région, il est absolument impossible que le professeur soit en relation perpétuelle avec ses élèves.

Donc une semaine sur deux, les élèves font quoi ? Des devoirs à la maison ? Ils attendent ?

Ils essaient de faire comme ils peuvent. Les enseignants font aussi tout leur possible. Ils déploient des très gros efforts pour les aider. Mais c'est très compliqué, il faut l'avouer.  

Pour éviter les contaminations, une classe fermera désormais à chaque cas positif. Est-ce que cela vous rassure ?

Il ne nous appartient pas au SNALC de commenter une décision sanitaire. La seule chose, c'est qu'il faut tout faire pour qu'elle puisse être appliquée. C'est très compliqué en lycée, par exemple, car la réforme du lycée a détruit le "bloc classe". Une classe n'existe plus en tant que telle au lycée puisque les élèves passent leur temps à échanger, à se brasser, dans des groupes et des spécialités différents. Qu'est-ce qu'on va faire quand il y aura un élève déclaré positif ? En fait, il va quasiment falloir fermer le lycée, ce qui est encore une espèce d'aberration à laquelle on n'a pas pensé. 

Autre nouveauté, des autotests pour les enseignants et les élèves. Est-ce qu'ils sont arrivés dans les lycées de l'académie de Toulouse ?

Pensez-vous ! J'ai encore sous les yeux le message d'un chef d'établissement, d'un grand lycée toulousain, qui dit "les tests vont arriver". Nous n'avons pas encore les modalités de fonctionnement. Qui va les faire ? Comment ? Qui va être formé ? Qui va être habilité à les faire ? Encore une fois, une grande impréparation, mais c'est le lot de l'Éducation nationale depuis des mois.

(...)

En Allemagne, les autotests sont en vente libre dans les supermarchés depuis longtemps. La solution serait tout simplement que les jeunes les fassent chez eux. Ils vont avoir le bac. Ils vont bientôt être majeurs. Ils sont capables de faire un autotest et de le faire correctement. Nos jeunes sont très responsables. C'est très compliqué de contrôler un test dans un établissement. Qui ? Où ? Dans quelle salle ? De quelle manière ? (...) Déjà, il n'y a pas vraiment de l'infirmerie dédiée dans tous les établissements. Je ne vois pas très bien comment on va s'y prendre.

Les enseignants recevront une première dose de vaccin avant l'été promet le ministre Jean-Michel Blanquer. Possible ou pas ?

Ça fait sourire. On a l'impression que les enseignants vont finalement être vaccinés au moment des vacances d'été, donc c'est très rassurant pour le personnel et pour les jeunes et pour la population en général ! C'est avant qu'il aurait fallu pouvoir dire : "vous serez vacciné dès la rentrée". (...) C'est de la communication comme depuis le début. On communique beaucoup, mais le contenu et l'organisation ne suit pas.

L'Union nationale des lycéens (UNL) appelle ce lundi à des blocus dans les lycées pour demander que le bac soit entièrement validé en contrôle continu. Est-ce que vous suivez ce mouvement, vous, au SNALC ?

Le SNALC n'a pas une culture révolutionnaire. Il a plutôt une culture de propositions, et d'échanges. Donc, bloquer un établissement, c'est sûrement pas notre position. Par contre, trouver des solutions, oui, et proposer des solutions, oui. Ça fait des années que le SNALC a des idées sur le système éducatif, et il ne se prive pas de les donner. 

Donc il faut certaines épreuves en présentiel, d'autres qu'on garde en contrôle continu ?

Il est évident qu'il y a certaines épreuves qu'il va falloir supprimer. Nous avons même écrit tout récemment au recteur pour lui signaler qu'il y avait un très grand déséquilibre entre les lycéens. Il y a des lycéens qui n'ont pas été formés pour passer les épreuves. Donc, ça sert à quoi de leur faire passer des épreuves pour lesquelles ils n'ont pas été préparés convenablement ?

Vous êtes contre le blocage des établissements scolaires ? 

Comment un enseignant peut être favorable au blocage d'un établissement ? 

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