Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

"Ils disent qu'ils vont bientôt mourir" : pour le 11-Novembre, des collégiens icaunais lisent des lettres de Poilus

vendredi 10 novembre 2017 à 18:01 Par Lisa Guyenne, France Bleu Auxerre

Le 11-novembre, on célèbre la fin de la Première guerre mondiale. Au lycée La Brosse de Venoy ce vendredi, les élèves de 1ère et de 3ème ont rendu hommage aux soldats morts pour la France, en récitant à voix haute des lettres écrites par les Poilus à leurs familles, entre 1914 et 1918.

Les élèves de 3ème devant le monument aux morts de leur établissement
Les élèves de 3ème devant le monument aux morts de leur établissement © Radio France - Lisa Guyenne

Auxerre, France

"Il régnait un silence de mort. Il n'y avait que des blessés qui appelaient : "Brancardier, brancardier ! Au secours." D'autres suppliaient qu'on les achève."

Du haut de ses 14 ans, Killyan récite cet extrait d'une lettre écrite par un Poilu à ses proches pendant la guerre. Cela fait plusieurs semaines qu'ils travaillent sur ces textes. Lui et ses camarades ont été marqués par ce qu'ils ont lu : "Ils disent qu'ils vont bientôt mourir, donc c'est touchant", lâche l'adolescent. "Ca parle de l'horreur des combats", complète un autre Kilian. Betty-Lou a découvert "Les bombes dans les tranchées, leur meilleur ami qui meurt devant leurs yeux ; tout ça, ils l'écrivent dans ces lettres."

Nos collégiens se sentent concernés, même si un siècle les sépare des combattants de la Grande Guerre. "Ce sont des Français comme nous, des citoyens", pour Kilian. "Ils ont représenté la France, ils sont partis pour leur pays, ils ont mis leur vie de côté pour nous défendre", ajoute Betty-Lou. "On ne peut que bien faire en leur rendant hommage."

"Si on n'implique pas les jeunes, qui va perpétuer la mémoire ?"

Cette transmission de l'Histoire est primordiale pour le capitaine Dufour, qui a fêté ses 75 ans et préside le Souvenir Français auxerrois. "Nous, les anciens, on a presque disparu. Il faut des jeunes pour nous remplacer et c'est très important. Sinon, qui va perpétuer la mémoire ?"

Perpétuer la mémoire, aussi, pour permettre à la jeune génération de préparer l'avenir, elle qui doit apprendre à grandir avec la menace terroriste. "On se demande souvent comment faire pour lutter contre les extrémistes et les extrémismes", confirme Jean-Marie Bayard, le proviseur du lycée. "Et là, des travaux de citoyenneté et de mémoire comme celui-là, c'est un moyen de le mettre en action."

Un travail d'autant plus symbolique, à deux ans presque jour pour jour des attentats du 13-Novembre à Paris.

Ecoutez le reportage de France Bleu Auxerre