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Indre-et-Loire : avec plus de 6.460 élèves, le nombre d'apprentis augmente depuis plusieurs années

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Par , France Bleu Touraine

La région Centre Val de Loire compte 20 056 apprentis. En Indre-et-Loire, le nombre d'apprentis a augmenté de près 4% en dix ans.

Matthëo Feuillard est un apprenti boucher à Tours
Matthëo Feuillard est un apprenti boucher à Tours © Radio France - Manon Derdevet

L'apprentissage séduit de plus en plus en région Centre Val de Loire et en Touraine. En France, selon le gouvernement le nombre d'apprentis a augmenté de 16% avec au total 485 800 apprentis. Une hausse qu'il attribue à la réforme de l'apprentissage mise en place par au début du quinquennat. 

En région Centre val de Loire, il y a 20 056 élèves inscrits en 2020 contre 19 500 il y a dix ans. Parmi eux, ils sont 6 465 en Indre-et-Loire contre 5 948 en 2010. 

Selon les chiffres de la région, l'apprentissage augmente depuis plusieurs années en Centre Val de Loire
Selon les chiffres de la région, l'apprentissage augmente depuis plusieurs années en Centre Val de Loire - Région Centre Val de Loire

Un bon bilan mis en valeur cette semaine du 3 février 2020 par le campus des métiers et de l'artisanat et la chambre des métiers avec la semaine de l'apprentissage et de l'artisanat. Pour Gérard Bobier, le président de la chambre de métiers et de l'artisanat d'Indre-et-Loire, le regard à changé sur l'apprentissage depuis plusieurs année : "C'était une voie qui était réservée aux cancres (...) maintenant l'apprentissage a retrouvé quelques lettres de noblesse. Quand on sait que 75% des apprentis qui sortent de formations signent un CDI, ça répond à la problématique du chômage des jeunes."

99,5 millions d'euros investis par la région Centre Val de Loire en 2019

Selon lui, c'est avant tout grâce à l'investissement de la région ces dernières années que l'apprentissage a du succès. Le budget de la région Centre Val de Loire pour l'apprentissage s'élevait en 2019 à 99,5 millions d'euros contre contre 90,9 millions en 2017. 

Si le nombre d'élèves augmente actuellement, "nous avions perdu ces dernières années 20% des apprentis" explique Gérard Bobier. Les formations qui ont de plus en le plus le vent en poupe sont les filières de l'alimentaire, "on voit de plus en plus les filières boucherie, charcuterie, boulangerie, chocolaterie qui redorent leurs blasons", note-t-il. "Les filières coiffure, esthétique ont toujours été des filières bien remplies", explique-t-il.

Mais Gérard Bobier dénonce la baisse des financements de l'Etat, "de 238 millions à 120 millions" selon lui. Une baisse qui pourrait mettre en danger des filières avec moins d'effectifs comme l'horlogerie ou les métiers d'arts et du cuir.

De plus en plus d'apprentis bouchers

Ils sont 1 700 apprentis au campus des métiers et de l'artisanat de Joué-lès-Tours. Matthëo Feuillard a 16 ans et fait parti des 44 apprentis bouchers en deuxième année de CAP. Il est très fier quand il met son costume de boucher et a posé le pied dans la boucherie Jamin il y a un peu plus d'un an. Après un stage de Troisième dans une boucherie, il est séduit et "n'aimant pas trop le système scolaire", il décide de s'orienter vers l'apprentissage. Une formule parfaite pour lui qui aime la partie "concrète" de l'entreprise et plus théorique de l'école. 

Son formateur, M. Jamin, 30 ans, boucher charcutier de père en fils et lui même ancien apprentis : "Je n'ai jamais été au chômage et j'ai toujours bien gagné ma vie", lui dit-il. Après plusieurs années de baisse, le nombre d'inscriptions est reparti à la hausse dans la section boucherie. 

Il faut dire que le métier a changé d'image selon Gérard Bobier : "Vous ne voyez plus un boucher avec des tâches de sang, vous le voyez bien habillé, propre vis-à-vis de la clientèle." Selon lui, les bouchers prennent aussi de plus en plus en compte "la filière environnementale."

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