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Éducation

Indre-et-Loire : environ 150 enfants handicapés toujours sans solution de scolarisation

mercredi 5 septembre 2018 à 7:08 Par Annabelle Wanecque, France Bleu Touraine

C'est un problème récurrent, dont on parle à chaque rentrée scolaire. En Indre-et-Loire, près de 150 enfants handicapés ne seraient toujours pas scolarisés. Et pour les autres, la situation n'est pas idéale non plus.

Plus d'un millier d'enfants handicapés sont scolarisés en Indre-et-Loire
Plus d'un millier d'enfants handicapés sont scolarisés en Indre-et-Loire © Maxppp - Maxppp

Indre-et-Loire, France

La rentrée des classes est encore toute récente que déjà se repose la question de la scolarisation des enfants handicapés. Sujet récurrent chaque année, et qui dans le département d'Indre-et-Loire, concerne plus d'un millier d'élèves des écoles primaires et des collèges.

Près de 150 enfants tourangeaux sans solution de scolarisation 

Selon plusieurs syndicats de l'enseignement, près de 150 enfants en situation de handicap seraient ainsi sans solution de scolarisation en Indre-et-Loire. Une centaine n'aurait pas de place dans les instituts spécialisés, une cinquantaine serait en attente de place en classe ULIS, des classes créées au sein même des établissements pour un petit groupe d'enfants handicapés. 

Dans une tribune publiée dimanche dernier dans le JDD, l’UNAPEI alerte sur ces milliers d'enfants en situation de handicap et non scolarisés en France. Cette fédération qui regroupe des centaines d'associations de défense des personnes handicapées mentales et de leurs familles a d'ailleurs envoyé cette lettre ouverte à tous les parlementaires. 

Un accompagnement pas optimal

Mais pour Paul Agard, le secrétaire départemental du SNUIPP FSU en Indre-et-Loire, premier syndicat d'enseignants du premier degré, le problème est plus profond. Il y a bien plus d'un millier d'enfants handicapés scolarisés dans les écoles primaires et les collèges du département, mais tous n'ont pas l'accompagnement dont ils auraient besoin. "La loi impose à l'Education Nationale de scolariser tous les enfants, mais ce qu'on constate dans la réalité, c'est que la Maison du handicap peut attribuer à un enfant un temps de scolarisation de 20h avec un accompagnement sur l'ensemble de ce temps de scolarisation, alors que dans les faits il n'aura que 12h d'accompagnement", explique-t-il. "Donc pendant 12h, l'enfant sera bien accompagné par un AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap), mais pendant les 12 autres heures, il sera seul et sans aide particulière, malgré les recommandations de la Maison du handicap. Ca met en grande difficulté l'élève, mais aussi l'enseignant". 

Des aidants pour les enfants handicapés difficiles à recruter

Paul Agard déplore d'ailleurs les difficultés à recruter des AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap), anciennement appelés AVS (Auxiliaires de vie scolaire), des métiers "très précaires" qui obligent souvent ceux qui les exercent à aider plusieurs enfants en même temps sur plusieurs établissements.