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Éducation

INFO FRANCE BLEU PARIS - Colombes : professeurs non remplacés, l'Etat condamné

lundi 24 juillet 2017 à 17:14 - Mis à jour le lundi 24 juillet 2017 à 17:54 Par Émilie Defay, France Bleu Paris et France Bleu

L'Etat a été condamné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour des heures de cours non assurées au collège Lakanal de Colombes. L'affaire avait été portée en justice par un couple dont le fils, élève en troisième, avait raté des dizaines d'heures de cours à cause de professeurs absents.

© Maxppp -

Colombes, France

La condamnation est avant tout symbolique : 96 euros, soit un euro par heure de cours non assurée. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, dans un délibéré daté du 21 juillet, a reconnu que le préjudice était "certain et direct" pour Jim, alors élève de troisième au collège Lakanal de Colombes. Durant l'année scolaire 2014-2015, suite au non remplacement de professeurs absents, il a manqué 96 heures de cours dans différentes matières (français, mathématiques, histoire-géographie, espagnol...).

Une affaire portée à plusieurs reprises devant la justice

Ses parents, ulcérés par cette situation, avait porté l'affaire en justice après avoir tenté plusieurs fois d'obtenir des professeurs remplaçants auprès du rectorat de Versailles. En vain. Jean-Philippe Bollérot, le père de Jim, se dit satisfait de cette décision même si il s'interroge sur son efficacité. "Si des milliers de gens décidaient de faire cette démarche, ça pourrait avoir un impact", estime le père de famille. "L'objectif, c'est que cette décision fasse suffisamment de bruit pour que l'Etat réagisse et trouve un moyen pour faire rattraper les cours aux élèves". Car aujourd'hui encore, son fils, qui entre en terminale, est confronté à de nombreuses heures d'absences non remplacées.

Des démarches longues et fastidieuses

Ce n'est pas la première fois que l'Etat est condamné pour non remplacement de professeurs absents. L'Education nationale a l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires et tout manquement à cette obligation est considérée comme une faute. Mais les faibles indemnités accordées par la justice n'incitent pas les parents à se lancer dans cette démarche, longue et fastidieuse, selon Maître Delphine Krust, l'avocate des parents de Jim. "Les condamnations restent très symboliques. Pas de quoi mettre la pression sur l'Education nationale", regrette l'avocate, qui envisage d'avoir recours à des actions collectives dans le futur, comme le permet désormais la loi.

"Un sujet quotidien"

La FCPE, la Fédération des conseils de parents d'élèves, accompagne tous les parents qui le souhaitent à se lancer dans cette démarche. "Tant que les professeurs ne seront pas remplacés dès la première heure d'absence, on continuera de monter au créneau de cette manière-là", assure Abdelkrim Mesbahi, président de la FCPE 92. "C'est un sujet quotidien pour nous. Tous les jours, on nous fait remonter des dizaines d'heures de cours non assurées". La FCPE aimerait que ce sujet devienne aussi une priorité pour le Ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer.