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Éducation

Installés à 100 mètres du collège Ray Charles de Fabrègues, leur fils de 13 ans fera sa rentrée... à Montpellier !

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Par , France Bleu Hérault

En février, la famille Andrianavony fait l'acquisition d'une maison à Fabrègues. L'un des critères pour le choix du lieu : la proximité du collège Ray Charles dans lequel les parents comptaient scolariser leur fils Noé. Mais en juin, la nouvelle tombe : l'adolescent fera sa rentrée à Montpellier.

M. Randrianavony devant le collègue Ray Charles de Fabrègues où il souhaite scolariser son fils, et l'arrêt du bus 33 que le jeune Noé devra prendre tous les matins direction Montpellier.
M. Randrianavony devant le collègue Ray Charles de Fabrègues où il souhaite scolariser son fils, et l'arrêt du bus 33 que le jeune Noé devra prendre tous les matins direction Montpellier. © Radio France - François Rauzy

Fabrègues, France

Pour se rendre chez les Andrianavony lorsqu'on arrive en voiture de Montpellier, impossible de manquer l'imposant collège Ray Charles. Cent mètres plus loin, on se gare : nous voilà arrivés au domicile de la famille*, où elle a emménagé il y a six mois, alors qu'elle occupait précédemment un appartement à Montpellier.

La proximité avec le collègue c'était l'un de nos critères quand on a acheté la maison en février. Le trajet à pied dure 1mn50. Cette décision est incompréhensible. - M. Andrianavony

La décision à laquelle le père de famille fait allusion, c'est celle du collège de Fabrègues, qui a refusé de scolariser son fils Noé qui doit rentrer en 4e cette année. Faute de places suffisantes : "Nous pensions que les élèves de la commune de Fabrègues seraient prioritaires. D'autant plus en habitant à cent mètres. Ca parait complètement fou d'aller chercher un collège ailleurs." Noé est septième sur une liste d'attente qui en théorie ne bougera pas.

Le secrétariat de l'académie de Montpellier lui conseille alors de laisser son fils dans son établissement d'origine, le collège Marcel Pagnol de Montpellier. Mais cette solution semble intenable pour les parents et l'enfant, d'autant plus que Mme Andrianavony travaille près de Fabrègues, à Pignan : "En comptant les bouchons, et en comptant sur le fait qu'on doit l'amener tous les matins alors qu'on travaille aussi, il faut compter entre 45mn et une heure de transport." D'autant plus que l'emploi de M. Andrianavony le contraint à des déplacements fréquents. Une situation intenable sur le long terme. Dans ce cas de figure, Noé doit se lever une heure plus tôt que s'il avait pu être scolarisé à Fabrègues. Une heure de sommeil en moins qui fait craindre à ses parents une grande fatigue et en conséquence une baisse du niveau scolaire de l'adolescent. 

A force de remuer ciel et terre pour faire bouger les choses , la famille Andrianovony a trouvé une solution moins contraignante, et qu'elle espère provisoire. Le médiateur de l'académie les a orienté vers le collège Clémenceau à Montpellier. Un établissement desservi par le bus 33, que Noé peut prendre... juste devant le collège Ray Charles de Fabrègues : 

C'est un bus de la TAM, qui va faire plein d'arrêts avant d'arriver à Montpellier. C'est une avancée, mais il devra là encore se lever très tôt. En plus l'arrêt est juste devant le collège de Fabrègues, c'est ridicule. - M. Andrianavony

Faute de mieux, les parents de Noé ont donc inscrit leur fils à Clémenceau. Ils ont contacté le maire de Fabrègues Jacques Martinier, qui les assuré de son soutien et qui a transmis leur requête au directeur du collège de la commune. Ils restent pour l'instant sans réponse, même s'ils espèrent une bonne nouvelle rapidement : "L'idéal c'est que les instances et l'établissement se mettent en contact et trouvent une solution en privilégiant les enfants de la commune. On serait sept dans ce cas (sur la liste d'attente, ndlr), donc il y aurait sept enfants éparpillés dans le département parce qu'on ne peut pas les accueillir dans leur commune. Il faut que l'Education Nationale se pose la question de ces problèmes là parce qu'on se complaît dans cette situation. Apparemment les listes sont figées depuis Octobre !"

Avant tout, les Andrianavony souhaitent alerter sur cette situation : ils savent que même si Noé est à Clémenceau, ils auront les moyens financiers et logistique d'envoyer leur enfant à l'école. "Mais peut-être que d'autres familles et d'autres enfants dans notre situation seraient en danger, et ça c'est grave" ajoutent-ils.

*La famille comprend M. et Mme Andrianavony, Noé, sa petite sœur scolarisée en primaire à Fabrègues, et sa grande sœur au lycée à Montpellier.

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