Éducation

INVITÉ - Alain Bonnin, président de l'Université : "nous allons faire face au déficit"

Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne jeudi 20 octobre 2016 à 12:04

Alain Bonnin président de l'Université de Bourgogne
Alain Bonnin président de l'Université de Bourgogne © Maxppp -

Le Conseil d'administration de l'Université de Bourgogne a voté son budget POUR 2017. Ce budget affiche un déficit de 2,8 millions d'euros, assumé par le président de l'université. Les syndicats auraient souhaité qu'on aille plus loin. Alain Bonnin s'en explique sur France Bleu Bourgogne.

Stéphane Parry : Peut-on parler d'un budget d'austérité pour l'Université de Bourgogne en 2017 ?

Alain Bonnin : "oui c'est un budget contraint. L' important c'est que l'on sorte par le haut de cette situation qui pouvait bloquer l'université. Le budget a été adopté avec 20 voix pour, six contre et cinq absentions. Les administrateurs ont pris avec beaucoup de responsabilité la mission qui est la leur."

Vous allez devoir supprimer des heures de cours, on parle de 30 000 heures de cours supprimées. Nous confirmez-vous ces chiffres ?

"Le déficit tel qu'il a été validé est de 2,8 millions d'euros... on a réinjecté 300 000 euros ce qui correspond à 6000 heures supplémentaires. Ce déficit nous allons y faire face. Nous allons l'absorber par notre fond de roulement"

"On va devoir réduire notre offre de formation"

Cela veut-il dire que vous allez augmenter les droits d'inscriptions ? Oui ou non ?

"Ce n'est pas à moi de répondre. Je ne peux pas répondre oui ou non. C'est une décision qui relève de l'état". Le fond de roulement : c'est le livret de caisse d'épargne de l'Université les réserves de l'Université, c'est ce qui va nous permettre d'équilibrer le déficit."

L'an prochain, vous et votre équipe vont devoir faire des choix sur les filières. Lesquelles garde-t-on, lesquelles supprime-t-on ? Vu le budget en déficit, on peut craindre des suppressions. Qu'allez-vous supprimer ?

"La question c'est qu'est-ce que l'on va ouvrir. On repart à zéro. tous les cinq ans, on se dit qu'est-ce que l'on ouvre. Cette réflexion on la mène avec tous les doyens des universités et des membres du conseil d'administration, mais de façon certaine on va devoir réduire notre offre de formation, par rapport à ce qu'elle était jusqu'à présent."

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